Urgent – Procès Sylvia, Valentin et Noureddin Bongo Ondimba : Nicaise Moulombi met la justice face à ses responsabilités

Le procès en cours impliquant Sylvia Bongo Ondimba, Valentin, Noureddin Bongo Ondimba et plusieurs co-accusés continue de provoquer une onde de choc dans l’opinion publique. Ce jeudi, l’acteur de la société civile Nicaise Moulombi a lancé un avertissement sans détour aux autorités judiciaires et politiques : toutes les personnes citées dans les témoignages doivent être poursuivies, sans exception. Une prise de position qui résonne comme un véritable ultimatum adressé au système judiciaire et au sommet de l’État.

Alerte rouge judiciaire : “La justice doit se saisir de tous les noms cités”

Selon Nicaise Moulombi, les déclarations faites à la barre devant le président de la Chambre spéciale ont dévoilé une vaste toile de complicités présumées. Les récits des co-accusés et des témoins, affirme-t-il, décrivent une mécanique de détournements et de malversations dont la gravité relève de crimes économiques majeurs.

Pour lui, l’enjeu dépasse les seuls accusés actuellement sur le banc :

> « Il serait regrettable, voire un échec retentissant pour la Transition, que le Procureur de la République n’ouvre pas ces enquêtes », a-t-il martelé.

Dans sa déclaration, Moulombi appelle ainsi le Président du Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM) à instruire sans délai le Procureur de la République près le tribunal de Libreville afin qu’il ouvre des enquêtes ciblant toutes les personnes mentionnées au cours des audiences.

Il annonce également qu’à l’issue de ces investigations, il demandera la tenue d’un Conseil Extraordinaire du CSM, estimant que seule une mobilisation de la plus haute instance judiciaire pourra permettre de statuer sur l’ensemble du dossier et de restaurer la confiance du public dans les institutions.

L’exigence morale : “Les collaborateurs du Président cités doivent se retirer immédiatement”

Au-delà du terrain judiciaire, l’acteur de la société civile pointe du doigt un autre aspect sensible : l’entourage du Chef de l’État. Plusieurs collaborateurs actuels du Président auraient été cités à la barre.

Pour Nicaise Moulombi, il s’agit d’un impératif moral et républicain :

> « Il est plus qu’urgent que les collaborateurs actuels du Chef de l’État cités plusieurs fois par les co-accusés démissionnent ou se mettent en réserve de leurs fonctions pour ne pas gêner l’image de la gouvernance de la 5e République. »

Selon lui, il ne s’agit pas d’une présomption de culpabilité mais d’une mesure conservatoire, nécessaire pour préserver la crédibilité de la Transition et éviter tout soupçon d’ingérence ou de protection politique.

La Transition face à son plus grand test

Pour Moulombi, l’équation est simple : la 5e République ne peut se construire sur des bases solides tant que subsistent des zones d’ombre héritées du passé.

Son message est sans ambiguïté : la Transition doit faire preuve d’intransigeance.

Le système doit se purger lui-même. Le temps du flou est terminé ; place à la vérité, à la transparence et à la responsabilité politique.

 

Judex MANFOUMBI

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