Les Verts : Engohang Ovono Guy André explique les enjeux du premier congrès ordinaire

Réunis autour de leur formation politique, des militants et sympathisants venus des neuf provinces du Gabon ont pris part au premier congrès ordinaire du parti Les Verts. Une rencontre d’envergure qui marque une nouvelle étape dans la structuration de cette formation politique, quatre ans après sa création.

Face aux journalistes, le président des Verts, Engohang Ovono Guy André, est revenu sur les raisons ayant conduit le parti à attendre plusieurs années avant de tenir ce premier grand rendez-vous statutaire.

« Quatre ans, c’est long », reconnaît le responsable politique, tout en expliquant que ce délai s’inscrit dans une logique de construction et d’organisation interne. Pour lui, un jeune parti politique en phase de développement doit prendre le temps de poser des bases solides avant de réunir l’ensemble de ses structures.

Le président des Verts évoque également les contraintes liées au statut administratif des formations politiques. Selon lui, l’absence de récépissé définitif constitue un frein, notamment en matière de financement public. Le parti entend ainsi poursuivre ses démarches auprès du ministère de l’Intérieur afin de régulariser définitivement sa situation et de pouvoir aborder les prochaines échéances politiques dans de meilleures conditions.Sur le plan idéologique, Engohang Ovono Guy André réaffirme l’identité écologiste des Verts. « Notre idéologie est claire : c’est l’écologie », a-t-il indiqué, définissant cette doctrine comme une réflexion sur les relations entre les êtres vivants et leur environnement. Une orientation qui, selon le président du parti, doit permettre aux Verts de porter les problématiques environnementales au cœur du débat politique national.

La question de la représentation élective figure également parmi les ambitions affichées par la formation. Pour Engohang Ovono Guy André, l’objectif d’un responsable politique demeure notamment de faire progresser son parti, de conquérir des mandats électifs et, à terme, de participer à la gestion du pouvoir.

Alors que les travaux du congrès se poursuivaient en commissions, le président des Verts s’est montré prudent concernant les résolutions attendues. Il a précisé ne pas faire partie du bureau du congrès, présidé par une personnalité investie à cet effet, mais avoir participé aux travaux en tant que membre d’une commission.

Les résolutions définitives devront donc être connues à l’issue des travaux. Quatre commissions ont notamment été constituées autour de la politique générale, des questions économiques et financières, des affaires étrangères et de la défense.

Au-delà de la mobilisation des militants venus des neuf provinces, ce premier congrès ordinaire apparaît ainsi comme un moment important pour Les Verts. La formation entend désormais poursuivre sa structuration, renforcer son implantation et préparer sa participation aux prochaines échéances politiques nationales.

Judex MANFOUMBI





Assistant Edu Gabon

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Directeur de publication

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