LE GRAND MUTE NATIONAL : QUAND LA HAC DÉCIDE DE DÉBRANCHER LE GABON

Il fut un temps où, pour faire taire les rumeurs au quartier, il fallait couper les fils du téléphone ou espérer une pluie diluvienne.

En ce mois de février 2026, la Haute Autorité de la Communication a trouvé plus radical en décrétant un silence numérique digne d’un monastère pour l’ensemble du pays.

Officiellement, on nous protège de la diffamation et des « lives » incendiaires d’activistes installés confortablement à des milliers de kilomètres de nos réalités.

Mais au fond, qui s’est plaint avec autant de force pour justifier ce sevrage collectif et de quel citoyen s’agit-il vraiment dans ces plaintes restées anonymes ? Quel Gabonais, entre deux coupures d’eau et une facture d’électricité pour un courant qui joue quotidiennement à cache-cache, a levé la main pour dire que son problème prioritaire était un commentaire désobligeant sur TikTok ?

Cette mesure n’est certes pas inédite, les archives de la Maison Georges Rawiri gardent sans doute en mémoire d’autres épisodes de « black-out », mais le contexte de 2026 n’est plus celui d’hier et les circonstances semblent aujourd’hui bien différentes.

Aujourd’hui, couper Facebook ou WhatsApp, ce n’est pas seulement faire taire les insultes, c’est aussi briser le gagne-pain du petit commerçant en ligne, rompre le lien de la famille qui se rassure par une note vocale et isoler une nation qui aspire à la modernité.

Est-ce vraiment la solution ou un simple thermomètre que l’on casse pour cacher la fièvre ? Pourquoi ne pas prendre l’exemple de ces nombreux pays qui régulent de manière légale les dérives des contenus par des cadres stricts et des cyber-patrouilles ciblées, sans pour autant punir l’étudiant qui fait ses recherches ou la mère de famille qui gère son petit business ?

En choisissant la manière forte, on crée une tension sociale supplémentaire dont le Gabon, déjà éprouvé par le chômage des jeunes, l’insécurité qui rôde au large de nos côtes et l’immigration clandestine, se serait bien passé. L’apaisement du climat social ne naît jamais du silence imposé, mais du dialogue et de la résolution des urgences concrètes qui pèsent sur le quotidien de chaque composante de la nation. Interpeller les autorités aujourd’hui, c’est rappeler que la dignité d’une institution ne se mesure pas à sa capacité de censure, mais à sa faculté de garantir une liberté responsable.

Il est temps de comprendre que le pays a des préoccupations bien plus urgentes et que la maturité d’un peuple ne se décrète pas par une coupure de réseau, elle se respecte par l’action sur le terrain.

 

Par Vibrian ASSEKO OLLOMO



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