Libreville a servi de cadre à la clôture de l’atelier d’élaboration du Plan d’Accélération pour la Réduction des Décès Maternels, un rendez-vous stratégique qui a pris une dimension toute particulière avec l’implication remarquée de la Première Dame, Zita Oligui Nguema. Plus qu’une présence protocolaire, son engagement affirmé a imprimé un ton nouveau à cette initiative : celui d’une mobilisation nationale autour de la santé des femmes, désormais érigée en priorité.
Dans un contexte où la mortalité maternelle demeure un défi majeur de santé publique, cette implication vient renforcer la volonté des autorités de passer d’un constat récurrent à une action concertée, structurée et mesurable. Aux côtés du ministère de la Santé, conduit par le Pr Elsa Nkana Joséphine Ayo Epse Bivigou, avec l’appui du Système des Nations Unies et le soutien de la Fondation Ma Bannière, la Première Dame s’impose désormais comme une actrice clé de cette dynamique.
En s’investissant personnellement, elle contribue à hisser la question de la santé maternelle au plus haut niveau de l’agenda public. Longtemps cantonnée aux cercles techniques et aux rapports spécialisés, cette problématique bénéficie aujourd’hui d’une visibilité accrue et d’un plaidoyer incarné. Le signal est fort : la protection des mères n’est plus seulement une affaire d’experts, mais une cause nationale.
Ce positionnement s’inscrit dans une logique éprouvée à travers le continent africain, où l’engagement des Premières Dames dans les domaines sociaux et sanitaires a souvent permis d’accélérer les réformes, de mobiliser des ressources et de fédérer les acteurs institutionnels et communautaires. À Libreville, cette dynamique semble désormais pleinement à l’œuvre.
Face aux experts, professionnels de santé et représentants de la société civile réunis durant trois jours, le message délivré est sans ambiguïté : il n’est plus acceptable que des femmes continuent de perdre la vie en donnant la vie. L’objectif fixé – atteindre zéro décès maternel évitable d’ici 2030 – traduit une ambition élevée, mais aussi une exigence nationale.
Le plan d’accélération repose sur trois piliers structurants : un engagement politique renforcé, une protection accrue des adolescentes et jeunes femmes, et une amélioration significative des performances du système de santé. Formation du personnel, accès aux soins obstétricaux d’urgence, renforcement des plateaux techniques et meilleure coordination des interventions figurent parmi les axes prioritaires.
Mais la singularité de cette initiative réside dans le soutien actif dont elle bénéficie au sommet de l’État. En saluant publiquement l’implication de la Première Dame, le ministre de la Santé a souligné un élément déterminant : la réussite de cette stratégie dépendra de la constance de l’engagement politique et de la capacité à maintenir la mobilisation sur la durée.
Reste désormais le défi de la mise en œuvre. Réduire durablement les décès maternels suppose une exécution rigoureuse, un suivi permanent des indicateurs et une aptitude à corriger rapidement les insuffisances.
Au-delà des chiffres, c’est une vision qui se dessine : celle d’un Gabon où la maternité ne rime plus avec risque. En s’engageant personnellement, Zita Oligui Nguema donne un visage à cette ambition et contribue à en faire une cause partagée par toute la nation. Car le message est clair : donner la vie ne doit plus jamais coûter la vie.
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