Akanda : Des cadres de la Douigny appellent à l’unité pour soutenir l’action du Chef de l’État

Une importante déclaration de presse s’est tenue hier dans le premier arrondissement de la commune d’Akanda, à l’initiative de plusieurs personnalités politiques originaires de la province de la Nyanga, et plus précisément du département de Douigny. Autour de Madame Léa Mikala Legouarch, ancien ministre délégué sous Ali Bongo Ondimba, on retrouvait également Bonaventure Nzigou Manfoumbi, ancien député, ainsi que Mbadinga, ancien ministre. L’objectif central de la rencontre : rassembler les « enfants de la Nyanga » afin de faire le point sur la situation politique locale et appeler à l’unité derrière le Président de la République.

Dans son propos introductif, Léa Mikala Legouarch est revenue sur les récents épisodes électoraux à Moabi, marqués par plusieurs reprises du scrutin, autant lors des locales que des législatives. Une situation qualifiée par certains participants de « mascarade », ayant suscité incompréhensions et frustrations au sein des populations. Aujourd’hui, alors que se préparent les sénatoriales et la mise en place du Conseil départemental , les cadres présents ont estimé nécessaire de clarifier les positions et de renforcer la cohésion.

« La politique ne doit pas diviser les enfants du même village », a déclaré Mme Mikala. Elle a insisté sur l’importance de sensibiliser les ressortissants du département au vivre-ensemble et à la nécessité de se mobiliser autour du Chef de l’État. « Nous ne sommes contre personne. Ni contre le département, ni contre le Président de la République. Notre démarche vise à trouver, ensemble, des solutions pour accompagner l’action du Chef de l’État à Moabi », a-t-elle ajouté.

Prenant la parole à son tour, l’ancien député Bonaventure Nzigou Manfoumbi a salué l’initiative, qu’il a qualifiée « d’heureuse et salvatrice ». Selon lui, les résultats politiques enregistrés dans le département ces derniers mois sont « catastrophiques », conséquence de « candidatures mal investies, d’une marginalisation injustifiée de certains cadres, et d’un rejet suscité par des comportements qui n’ont rien à voir avec l’intérêt général ».

Pour l’ancien parlementaire, l’heure est désormais à la reconstruction politique : « Nous avons l’obligation morale de soutenir la politique du Chef de l’État. Nous devons rattraper la mise, corriger les erreurs et éviter que ce que nous avons vécu ne se reproduise. » Appelant à une vigilance renforcée du Président de la République sur la situation de la Nyanga, il a exhorté les responsables locaux à « prendre le taureau par les cornes » pour remettre la province sur une trajectoire stable et unifiée.

La rencontre d’Akanda se veut ainsi un premier jalon vers une dynamique de réconciliation, de rassemblement et de travail collectif. Les cadres présents ont réaffirmé leur engagement à œuvrer, ensemble, pour une meilleure représentativité politique de Moabi et pour accompagner efficacement la vision du Chef de l’État dans les années à venir.

 

Judex MANFOUMBI

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