“Scandale à Mouila : Maganga Moussavou s’insurge contre l’exclusion du jeune leader Charment Bivouli”

La scène politique de la Ngounié connaît une nouvelle secousse. L’ancien vice-Président de la République, Pierre Claver MAGANGA MOUSSAVOU, est monté au créneau pour dénoncer ce qu’il qualifie de « situation irrégulière et profondément injuste » dans le choix des maires de la commune de Mouila, à l’issue des récentes élections locales.

Au cœur de la polémique, le cas de Charment BIVOULI BIVOULI, jeune leader de l’association J’aime Mouila et conseiller municipal indépendant, devenu l’une des figures émergentes de la scène locale. Porté par un engagement très remarqué pendant les législatives et les locales, le jeune élu, arrivé avec six conseillers dans le deuxième arrondissement, était considéré par beaucoup comme l’un des favoris pour l’un des postes stratégiques : maire d’arrondissement ou même maire central.

Pourtant, contre toute attente, son nom n’apparaît dans aucune des équipes dirigeantes issues des scrutins internes. Une situation que MAGANGA MOUSSAVOU juge « incompréhensible », estimant que les résultats des urnes n’auraient pas été respectés.

Selon lui, l’Union démocratique des bâtisseurs (UDB), pourtant « dernière force politique » dans Mouila selon ses termes, aurait exercé une influence disproportionnée dans le processus de désignation. Il affirme que les cadres de ce parti auraient privilégié leurs intérêts internes, au détriment des choix exprimés par la population. L’ancien vice-Président va plus loin, dénonçant des comportements « de mauvaise foi » et un système « verrouillé par les anciens réflexes politiques ».

Il rappelle que le Président de la République a multiplié les appels en faveur d’une gouvernance locale assainie, transparente et alignée sur les voix exprimées par les électeurs. « Mais certains notables ont voulu prouver qu’ils n’avaient pas le temps de respecter les orientations données », a-t-il regretté.

Dans les quartiers de Mouila, la tension est palpable. Plusieurs habitants interrogés affirment partager ce sentiment de frustration. Pour eux, le vote exprimé en faveur de Charment BIVOULI représentait un choix clair de renouvellement et de rajeunissement de la classe politique. Voir le jeune élu écarté de toute responsabilité municipale apparaît comme une trahison de la volonté populaire.

Des témoignages évoquent même une colère grandissante envers l’administration provinciale, notamment envers le gouverneur, accusé d’avoir validé des décisions jugées contraires à l’esprit des élections. Les critiques se tournent aussi vers les responsables locaux de l’UDB, qualifiés par certains habitants de « papas avides d’un pouvoir négatif », une expression que MAGANGA MOUSSAVOU lui-même n’a pas cherché à minimiser lors de sa déclaration.

Pour l’heure, aucun responsable de l’UDB n’a officiellement réagi à ces accusations. De même, la mairie centrale n’a pas encore communiqué pour justifier les critères qui ont conduit au choix des nouveaux dirigeants municipaux. Mais les voix s’élèvent et la pression monte pour qu’une clarification soit apportée.

Dans un contexte national où la Transition appelle à la restauration de la confiance entre populations et institutions, cette affaire pourrait devenir un symbole des tensions persistantes entre anciens schémas politiques et aspirations nouvelles.

Une chose est certaine : à Mouila, le débat est loin d’être clos.

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