Depuis plusieurs semaines, le nom de Khalil Rihan s’est installé avec insistance dans les colonnes de plusieurs médias. L’homme d’affaires libano-gabonais, réputé discret mais proche des cercles de décision, est présenté comme un intermédiaire influent dans plusieurs secteurs stratégiques. Une succession de publications qui soulève désormais une question : assiste-t-on à un travail d’investigation sérieux ou à la constitution progressive d’un dossier à charge contre un homme devenu trop visible ? La dernière interrogation semble plus parlante, au regard des faits.
Pendant plusieurs semaines, les articles se sont succédés. À Libreville notamment, plusieurs médias ont repris ou amplifié des accusations et des interrogations concernant Khalil Rihan, parfois en dressant le portrait d’un homme d’affaires dont l’influence serait devenue considérable auprès du pouvoir. Loin de s’arrêter, certains sont même allés jusqu’à le couvrir de tous les péchés d’Israël.
Pris séparément, ces écrits pouvaient apparaître comme l’expression ordinaire d’une presse exerçant son droit de regard sur les relations entre pouvoir politique et intérêts économiques. Après tout, lorsqu’un entrepreneur intervient dans des dossiers stratégiques ou entretient des relations avec les plus hautes sphères de l’État, l’intérêt journalistique est légitime.
Mais la récente publication d’Africa Intelligence, puis celles qui ont suivi, ont donné à cette séquence une toute autre dimension. Elle a révélé toute la mascarade derrière ces articles de presse.
En effet, le média spécialisé décrit Khalil Rihan comme un entrepreneur libano-gabonais devenu un interlocuteur privilégié de grands groupes étrangers et de différents opérateurs, intervenant notamment dans des négociations stratégiques pour le compte du pays, tout en poursuivant ses activités privées.
Pour tout comprendre, il faut remonter au 15 juillet. Africa Intelligence était revenu sur l’homme d’affaires en s’intéressant cette fois à ses activités minières supposée. Le média affirmait qu’il s’était constitué un important portefeuille de permis et le décrivait comme un conseiller informel du président Brice Clotaire Oligui Nguema.
Aujourd’hui, c’est un autre dossier à charge. En effet, le même média a fait apparaître une autre publication concernant un dossier militaire. Cette dernière, sans éléments de preuves formelles, indique que Khalil Rihan aurait facilité l’introduction auprès de responsables gabonais d’un partenaire lié au courtier israélien Gaby Peretz. Tout cela étayé sans la moindre preuve.
Sur ce point, une distinction s’impose toutefois. Africa Intelligence a effectivement publié, le 25 juin 2026, un article affirmant que les autorités gabonaises avaient passé auprès d’AD Con une importante commande d’armement, évaluée par le média à 200 millions d’euros.
Il faut dire que lorsqu’une succession d’articles visant le même homme finit par construire, par accumulation, l’image d’un personnage omniprésent (mines, affaires, diplomatie économique, défense), le lecteur peut légitimement s’interroger sur ce qui relève de faits documentés, de l’interprétation journalistique ou d’une cabale.
La presse doit enquêter. Elle doit interroger les relations entre argent et pouvoir, révéler d’éventuels conflits d’intérêts et demander des comptes à ceux qui participent, officiellement ou officieusement, aux affaires publiques. Mais elle doit également résister à une autre tentation : celle de transformer la répétition d’une accusation en preuve.
Khalil Rihan ne saurait être déclaré coupable par voie de presse simplement parce qu’il serait proche des plus hautes autorités gabonaises ou parce qu’il intervient dans plusieurs dossiers économiques.
Son influence supposée mérite d’être interrogée, certes, mais elle ne constitue pas, en elle-même, une infraction.
Au regard de ce qui précède, de la multiplication des publications, on peut nettement conclure qu’il s’agit d’une entreprise méthodique de déstabilisation : des adversaires économiques ou politiques financeraient donc certains médias afin de salir la réputation de l’entrepreneur d’origine libanaise.
Il est évident que dans un État de droit, la réputation d’un individu ne devrait pas être sacrifiée sur l’autel des rivalités économiques, politiques ou personnelles.
Aujourd’hui, une question mérite d’être posée : après les médias gabonais, après Africa Intelligence, qui publiera le prochain épisode consacré à Khalil Rihan ? Et surtout : avec quels documents, quelles preuves et quelle possibilité de réponse offerte à l’intéressé ?
Derrière le cas Khalil Rihan se joue désormais une question plus large concernant la presse gabonaise : celle du mercenariat de la plume.
Enquêter sur Khalil Rihan est légitime. Le critiquer l’est également. Mais fabriquer un coupable avant d’avoir établi les faits est profondément honteux.
Il faut donc croire qu’une certaine presse à choisi l’argent, la manipulation de l’opinion, au détriment de la vérité, qui devrait pourtant prévaloir dans le journalisme.
📘 Conçu par un conseiller pédagogique en physique-chimie au Gabon, « La Méthode MPC » donne à votre enfant les six réflexes concrets pour transformer ses révisions en bonnes notes, en Maths, Physique et Chimie.
👉 Découvrez la méthode maintenant : "https://jwztxxls.mychariow.co/mathsphysique"
Assistant Edu Gabon

