Présumée arrestation de Marcel Libama : Geoffroy Foumboula appelle au dialogue et condamne toute dérive

Libreville – L’information a suscité de vives réactions au sein de l’opinion publique et de la société civile. Par voie de presse, il a été fait état d’une présumée arrestation ou interpellation de M. Marcel Libama, figure connue des luttes sociales et acteur engagé dans le mouvement de grève du secteur de l’éducation. Une situation qui interpelle et appelle à la retenue, au discernement et surtout au dialogue.

Réagissant à cette actualité, Geoffroy Foumboula Libeka Makosso, acteur civique et représentant de la société civile, dit avoir appris les faits par les médias. « Si cette arrestation ou interpellation est avérée, c’est le lieu pour moi de la condamner », a-t-il déclaré, rappelant son attachement aux libertés fondamentales et au respect des droits humains, même dans un contexte social tendu.

Toutefois, loin de toute posture radicale, l’acteur civique adopte une position nuancée et responsable. Il reconnaît la légitimité des revendications portées par les enseignants, confrontés depuis plusieurs années à des difficultés structurelles et à des attentes sociales fortes. « Les revendications des enseignants sont légitimes », a-t-il souligné, tout en mettant en garde contre les méthodes employées en marge des cadres syndicaux reconnus. Selon lui, « le moyen utilisé en dehors des syndicats, au profit de mouvements non structurés, demeure illégal », ce qui expose leurs initiateurs à des risques juridiques inutiles.

Engagé depuis plus de dix ans sur les questions d’éducation et d’entrepreneuriat, avant d’élargir son action aux droits de l’homme à la suite des événements liés à la pandémie de Covid-19 en 2020, Geoffroy Foumboula affirme bien connaître les préoccupations du monde enseignant. Il rappelle notamment avoir organisé, en 2017, une concertation inédite réunissant l’ensemble des acteurs du secteur éducatif — SENA, CONASYSED, SNEC, CNVS, UMEG, FENAPEG et APADIE — pendant dix jours au siège de son ONG. Plusieurs points débattus à l’époque restent, selon lui, d’actualité, malgré certaines avancées enregistrées depuis.

En sa qualité d’acteur institutionnel de la société civile, il indique avoir entrepris des démarches afin d’en savoir davantage sur la situation de Marcel Libama, qu’il dit ne pas parvenir à joindre depuis la diffusion de l’information par la presse. Une vigilance qui se veut à la fois républicaine et apaisée.

Pour Geoffroy Foumboula, la crise actuelle ne saurait trouver une issue durable ni dans la répression, ni dans la radicalisation. « Les revendications légitimes et nobles peuvent se heurter au caractère illégal des instruments utilisés, mais la maladresse du format de revendication ne doit pas nous faire oublier l’essentiel », insiste-t-il. Et de conclure par un appel clair : « Le dialogue doit demeurer la clé pour ouvrir la porte de sortie à cette crise. »

Dans un climat social fragile, cet appel à la responsabilité collective résonne comme une invitation à bâtir des ponts plutôt que des murs, afin de préserver l’école gabonaise et la cohésion nationale.

 

Judex MANFOUMBI



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