La campagne électorale dans le premier arrondissement de la commune de Ntoum prend une tournure décisive avec l’annonce d’un deuxième tour Elfox Mbina de l’union pour la République et Camélia Ntoutoume Leclercq. Derrière cette confrontation politique, se joue bien plus qu’une simple bataille électorale : c’est l’avenir d’une communauté divisée entre la soif de changement et les vieilles méthodes d’un parti en perte de vitesse.
Selon plusieurs observateurs politiques, la situation à Ntoum devient préoccupante. En effet, le débat électoral semble glisser dangereusement vers une tentative de reprise identitaire, orchestrée par certains acteurs du Parti Démocratique Gabonais (PDG). L’objectif serait de faire croire à la population que les véritables « démocrates » se trouvent ailleurs, en opposant les fils et filles d’une même localité selon leurs origines.
Pour beaucoup, cette stratégie traduit une crise de confiance profonde entre le PDG et les électeurs. « Le peuple gabonais a montré sa fatigue face à un système qui a trop longtemps géré le pays sans résultats concrets », confie un militant indépendant. Le message est clair : les citoyens de Ntoum aspirent à une nouvelle gouvernance, fondée sur la compétence, la transparence et l’unité nationale.
Autrefois, les habitants du premier arrondissement de Ntoum vivaient dans une réelle cohésion. Il n’y avait ni distinction entre Fang, Punu ou Nzebi, ni manipulation communautaire. Aujourd’hui, la rhétorique identitaire revient comme une arme politique pour semer la confusion et tenter de préserver un pouvoir fragilisé.
Face à cela, Elfox Mbina, soutenu par une frange de la jeunesse et des indépendants, prône un discours d’ouverture et de rassemblement. En face, Camélia Ntoutoume Leclercq, candidate du PDG, tente de reconquérir une base électorale ébranlée, en insistant sur la continuité et l’expérience.
Le second tour à Ntoum s’annonce donc décisif. Plus qu’un simple affrontement entre deux candidats, il symbolise un choix de société : celui d’un Gabon tourné vers le changement et l’unité, ou celui du maintien d’un système que beaucoup jugent dépassé.
le peuple de Ntoum veut tourner la page. Le premier arrondissement s’apprête à faire un choix crucial entre la continuité d’un système usé et l’espoir d’une nouvelle ère politique incarnée par une jeunesse déterminée à bâtir un Ntoum uni, loin des divisions identitaires et des manipulations partisanes.

