Affaire Maître Gisèle Eyue : Le Bâtonnier Raymond Obame Sima monte au créneau

Libreville, 11 juillet 2025 – C’est par une lettre datée du 10 juillet que Maître Raymond Obame Sima, Bâtonnier de l’Ordre des avocats du Gabon, a décidé de briser le silence. Dans un contexte tendu autour de la procédure judiciaire visant Maître Gisèle Eyue, avocate de la famille Bongo Valentin, le chef du Barreau a tenu à clarifier la position de l’Ordre face aux nombreux dérapages observés.

Au cœur de l’affaire : une intervention musclée d’agents de la Direction Générale des Recherches (DGR) au cabinet de Maître Eyue, survenue sans que le Bâtonnier n’en ait été officiellement informé. Une situation que Maître Obame Sima qualifie de « violation flagrante » de l’article 68 de la loi régissant la profession, garantissant l’inviolabilité des cabinets d’avocats. Indigné d’avoir été alerté par téléphone d’une descente du camp Roux, il a immédiatement sollicité l’intervention du Procureur de la République, entraînant le retrait des agents.

Toutefois, la tension est montée d’un cran lorsque des gendarmes ont été repérés plus tard près du véhicule de l’avocate, suscitant l’inquiétude de cette dernière, qui a depuis élu domicile dans son cabinet, redoutant pour sa sécurité.

Dans sa lettre transmise à AFRIQUE ACTUALITE 241 , le Bâtonnier souligne que, bien que les avocats ne bénéficient pas d’immunité judiciaire, toute procédure à leur encontre doit respecter un cadre strict. Il évoque notamment l’article 70, exigeant que le Bâtonnier soit systématiquement informé de toute enquête visant un avocat.

Fait troublant : la première convocation adressée à Maître Eyue lui aurait été remise après l’heure mentionnée pour son audition. Une seconde convocation a été émise le lendemain, tandis que le Bâtonnier s’était déjà engagé à transmettre personnellement toute requête judiciaire à l’avocate concernée.

Dans un appel au calme et à la retenue, Maître Obame Sima insiste sur l’importance de préserver la dignité de leur consœur. Il assure qu’elle sera assistée d’un membre du Conseil de l’Ordre et de tout confrère désireux de l’épauler, rappelant que « la défense est un pilier de l’État de droit ».

Cette affaire, entre pressions sécuritaires, respect des droits et enjeux déontologiques, met en lumière les tensions entre institutions judiciaires et avocats. Elle ouvre un débat nécessaire sur l’intégrité et la protection des défenseurs de la justice au Gabon.

Affaire à suivre.



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