La scène politique nationale continue d’être secouée après les élections législatives et locales du 27 septembre 2025. Dans le premier arrondissement de Ntoum, une vive réaction est survenue du côté de la coalition formée par l’Union Nationale (UN), l’Union Démocratique des Bâtisseurs (UDB), l’Union pour la République (UPR) et l’indépendant Pierre J. NSALA ONDONG . Ces derniers n’ont pas tardé à répondre à la récente déclaration du Parti Démocratique Gabonais (PDG), qu’ils qualifient de « mensongère » et « d’un autre temps ».
Dans une sortie commune, les trois partis et l’indépendant ont estimé que le PDG, en affirmant représenter la voix majoritaire dans le premier arrondissement, « ment sciemment à l’opinion nationale ». Pour eux, Ntoum n’est pas la propriété du parti démocratique gabonais , encore moins celle de « leurs familles », mais bien une partie intégrante du Gabon, où chaque citoyen a droit à une expression démocratique libre et sincère.
« La population ne veut plus de vous. Pourquoi chercher à manipuler l’opinion nationale avec des propos qui ne reflètent pas la réalité vécue ? », ont-ils lancé avec fermeté. La coalition rappelle que les habitants du premier arrondissement ont été témoins d’irrégularités flagrantes le jour du scrutin, notamment le 27 septembre, où, selon eux, « une tricherie s’est déroulée aux yeux de tous ».
Les leaders de l’UN, de l’UDB, de l’UPR et l’indépendant Pierre J. NSALA ONDONG ont dénoncé des pratiques électorales qu’ils jugent rétrogrades, soulignant que « les discours du PDG rappellent des méthodes de l’ancien temps », contraires aux aspirations d’une population qui aspire à la transparence et au changement.
Ils appellent ainsi les institutions compétentes à assumer leurs responsabilités afin que la vérité des urnes soit respectée. « Il est temps que cesse cette logique d’appropriation des territoires politiques. Ntoum appartient à tous les Gabonais, et non à un parti », insiste la coalition.
En conclusion, ces forces politiques affirment que leur combat n’est pas seulement électoral, mais citoyen : « Nous voulons rétablir la vérité, rendre justice au peuple et montrer que la démocratie n’est pas un mot creux, mais un principe que chacun doit défendre. »
Cette nouvelle sortie confirme l’escalade verbale entre le PDG et ses adversaires, alors que les contestations post-électorales prennent de plus en plus d’ampleur dans plusieurs circonscriptions du pays.

