Affaire BR-Sarl : le CAPPE traîne Ecobank, UBA et Orabank en justice

Libreville — L’affaire BR-Sarl continue de faire couler beaucoup d’encre et de susciter de vives attentes chez les épargnants. Le Congrès des Agents Publics et Parapublics de l’État (CAPPE), conduit par Emmanuel Mve Mba, poursuit son combat judiciaire pour obtenir réparation au profit des milliers de familles qui affirment avoir perdu leurs économies dans cette nébuleuse financière.

Dans cette procédure, trois établissements bancaires sont particulièrement visés : Ecobank, UBA et Orabank. Le CAPPE les accuse d’avoir, à l’époque, ouvert et abrité des comptes au bénéfice de BR-Sarl, une structure de microfinance que l’organisation affirme ne pas avoir disposé des autorisations réglementaires nécessaires. Le collectif estime ainsi que ces banques auraient contribué, directement ou indirectement, au fonctionnement d’un système ayant lourdement pénalisé les épargnants.

Plus grave encore, le CAPPE évoque des soupçons de « blanchiment de capitaux et de terrorisme », des accusations particulièrement lourdes dont la portée et la responsabilité éventuelle des établissements concernés devront être appréciées par la justice. À ce stade, ces griefs relèvent des arguments et accusations portés dans le cadre de la procédure et ne sauraient préjuger de la culpabilité des banques mises en cause.

Le dossier a connu un nouveau développement, jeudi 20 août 2026, devant le Tribunal commercial de Libreville. Les représentants des trois établissements bancaires ont été appelés à comparaître dans le cadre de la troisième audience de mise en état. Cette étape de la procédure devait notamment permettre aux différentes parties de présenter les pièces et éléments susceptibles d’étayer leurs prétentions.

Selon le CAPPE, des éléments concernant Ecobank auraient déjà été déposés au dossier par ses soins. Toutefois, afin de permettre à la juridiction d’examiner l’ensemble des responsabilités alléguées et de disposer également des éléments concernant UBA et Orabank, l’affaire a été renvoyée au 3 septembre prochain.

Cette prochaine audience apparaît donc déterminante. Elle devrait permettre à la justice de poursuivre l’examen des pièces produites par les différentes parties et, éventuellement, de mieux cerner les responsabilités dans cette affaire qui concerne, selon le CAPPE, près de 18 000 familles.

À la sortie de l’audience, Emmanuel Mve Mba a salué l’action de la justice gabonaise, estimant que la procédure engagée constitue une étape importante pour les épargnants. Le leader du CAPPE a également voulu rassurer les victimes sur l’issue de leur combat judiciaire.

Il affirme notamment que les revendications portent sur le remboursement de 32 milliards de francs CFA correspondant aux capitaux investis, auxquels s’ajouteraient 49 milliards de francs CFA réclamés au titre des dommages et intérêts.

Entre espoir de réparation et bataille judiciaire, le dossier BR-Sarl est désormais suspendu à la prochaine audience du 3 septembre. Les décisions à venir permettront surtout de déterminer, au regard des pièces produites et des arguments des parties, les responsabilités juridiquement établies dans cette affaire aux lourdes conséquences financières et sociales.





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Assistant Edu Gabon

Judex MANFOUMBI
Judex MANFOUMBI

Directeur de publication

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