Le processus d’élaboration du Budget d’investissement 2026 est officiellement enclenché. Le Commissaire général au Plan, Vulgain Andzembe Tsiegori, a présidé, ce vendredi, une réunion stratégique réunissant les Directeurs centraux des affaires financières (DCAF) selon l’Agence Gabonaise de Presse (AGP) de source officielle. Cette rencontre marque une étape clé dans la coordination interinstitutionnelle indispensable à la bonne préparation des futures programmations budgétaires.
L’objectif principal de cette réunion était de renforcer la cohérence et l’harmonisation des contributions des ministères dans la construction du Budget d’investissement 2026. Les autorités entendent ainsi garantir une planification rigoureuse, alignée sur les priorités nationales définies dans le Plan national de croissance et de développement (PNCD).
Au cours des échanges, les participants ont examiné plusieurs points essentiels, notamment la structuration du budget d’investissement, la gouvernance du Programme d’investissement public (PIP) 2026-2028, ainsi que les exigences liées à la maturation des projets éligibles au Fonds d’études sectorielles 2026. Pour accompagner ces travaux, le ministère a présenté une matrice d’opérationnalisation visant à clarifier l’organisation et le fonctionnement des Unités opérationnelles (UO) engagées dans la mise en œuvre des projets sectoriels.
Un dispositif renforcé de suivi et d’évaluation a également été dévoilé. Celui-ci permettra d’identifier, en temps réel, les obstacles qui freinent encore l’exécution efficace des investissements publics. Qu’il s’agisse de lenteurs administratives, de contraintes techniques ou de difficultés de mobilisation de ressources, les autorités veulent désormais disposer d’outils adaptés pour lever rapidement tous les goulots d’étranglement.
À l’issue des travaux, une série de recommandations a été formulée pour garantir la cohérence, la pertinence et la viabilité des projets inscrits dans les portefeuilles sectoriels. Ces directives visent notamment à améliorer la qualité des propositions soumises, à renforcer la coordination entre les administrations et à assurer une meilleure articulation avec les objectifs du PNCD.
Pour le Commissariat général au Plan, cette démarche témoigne de la volonté ferme des autorités de moderniser la planification nationale, d’optimiser l’utilisation des ressources publiques et de renforcer la gouvernance des investissements. À travers cette anticipation stratégique, le gouvernement réaffirme son engagement à conduire des politiques publiques structurantes, capables d’accélérer le développement du pays et de répondre efficacement aux attentes des populations.
JM

