Problématique
Le franc des anciennes colonies françaises d’Afrique (FCFA) devenu franc des communautés de l’Afrique Francophone, est à la « croisée des chemins ».
En effet, avec la création de l’Eco, nouvelle monnaie en Afrique de l’Ouest, initiative fortement portée par le Nigeria (première puissance économique du continent), l’avenir du FCFA porte désormais des « fissures ».
Cette conviction positive semble exacerbée par l’élection au Sénégal d’un nouveau Président de la République jeune et dynamique dont le programme de société n’accorde pas de primeur au maintien de cette monnaie factotum. Sa disparition ne tiendrait plus que sur du « fil fin ».
*Questions*
-Pourquoi le FCFA devient-il un obstacle majeur pour les économies des anciennes colonies françaises ?
-Que reproche-t-on à la France dans l’utilisation de cette cette monnaie ?
-Quels avantages pour ses anciennes colonies ?
-Quelles conséquences au plan économique et militaire entre la France et celles-ci ?
-Face à cette nouvelle donne, quelle posture pour les anciennes colonies de l’Afrique Centrale ?
Autant de questions auxquelles *NGONO NOTRE TERRE* va tenter de trouver les réponses qui sied.
*Décryptage*
*Le FCFA, principal frein à la croissance et au développement des pays Africains Francophones*
En effet, le franc des anciennes colonies françaises ne favorise pas les échanges commerciaux entre ces pays d’une part et les autres notamment anglophones d’autres parts.
Ce marché comporte trop d’obstacles tant sur le plan des infrastructures de communication que sur le plan fiscal, entre autres.
De plus, la parité (fixe) du FCFA, intimement liée au franc français, devenu l’Euro, constitue un frein en matière de change sur le marché financier international.
*La mainmise de la banque centrale de France sur la convertibilité du FCFA*
En effet, un opérateur économique détenteur des francs CFA, ne peut les échanger directement avec les dollars sans se référer à la banque centrale de France qui en détient le monopole.
Cette transaction est d’autant plus complexe qu’elle est aussi difficile entre le franc CFA et l’Euro.
De plus, aucun pays Africain francophone n’est autorisé à émettre cette monnaie (FCFA) sans l’autorisation préalable de la banque centrale de France.
*La création d’une monnaie unique, ultime solution à la croissance et au développement des pays Africains*
En effet, en vue de sortir de cette dépendance monétaire chronique, les pays Africains en général et Africains francophones en particulier, doivent obligatoirement créer une monnaie unique ainsi qu’un marché financier international y relatif.
Celui-ci pourrait compter plusieurs millions de consommateurs et pourrait booster l’offre et la demande des biens et services produits en Afrique. Et créer de la valeur ajoutée facteur de croissance et de développement des États.
*La mise en circulation de l’Eco, un début de solutions à la dépendance des États Africains francophones du franc français*
Prévue pour les années 2020 puis repoussée en 2022 pour des raisons liées au covid, la mise en circulation de l’Eco, sous le parrainage du Nigeria, semble imminente.
De plus, l’arrivée à la tête du Sénégal d’un nouveau président de la République ; de surcroît jeune technocrate en finance, devrait doper les pays comme le Burkina-Faso, le Mali, le Niger …dans la mise en application donc en circulation effective de cette monnaie en Afrique de l’ouest.
Outre la Côte-d’Ivoire qui manifeste un sentiment négatif pour la mesure, plusieurs acteurs économiques francophones saluent la mesure.
*l’Afrique francophone indécise pour l’arrimage à une monnaie unique*
Pourtant réunis à Yaoundé il y a quelques mois, en vue de faire le bilan à mi-parcours de l’économie de la CEMAC, les responsables des finances de la zone avaient examiné toutes les problématiques y relatives. Mais s’étaient abstenus d’aborder avec conviction ultime la question liée à la création d’une monnaie unique encore moins, à leur sortie de la zone CFA.
Avec l’adhésion totale ou partielle du Sénégal à cette mesure novatrice, les pays francophones de l’Afrique Centrale pourraient briser le silence.
*La création d’une monnaie unique en Afrique francophone, source de déclin de la Françafrique*
L’idée de création d’une monnaie unique en Afrique francophone fait saliver la population panafricaniste.
Composée pour la majorité de jeunes intellectuels, technocrates, la population panafricaniste estime qu’il est temps de briser les accords coloniaux, ces verrous devenus caducs, pour enfin amorcer la croissance et le développement véritable du continent.
Outre la priorité dévolue à la création d’une monnaie unique en Afrique francophone, les panafricanistes estiment qu’il est également temps de rompre les accords de défense entre la France et ses anciennes colonies. Car selon eux, celles-ci n’en ont que trop souffert.
Une analyse de
Amal Jean Maurice
MBOUMBA-IBINDA
Journaliste
Économiste
Geopolitologue et Géostratege
Directeur de Rédaction de *NGONO NOTRE TERRE* groupe de presse panafricaniste en création dans sa rubrique *LE SECRET DE L’INTELLIGENCE ÉCONOMIQUE*.

