Le dossier fait grand bruit depuis plusieurs semaines dans l’opinion nationale. Il oppose la multinationale Olam Gabon à certains riverains d’Angondjé, dans la commune d’Akanda, autour d’un litige foncier dont les ramifications administratives et juridiques soulèvent de sérieuses interrogations. Entre colère des populations, défense acharnée des employés d’Olam et interventions d’activistes, la question mérite désormais d’être éclaircie.

Sur le terrain, la tension est palpable. Des vidéos relayées sur les réseaux sociaux montrent des échanges houleux entre habitants et représentants de l’entreprise, chacun campant sur ses positions. Pour les populations locales, il s’agit d’une spoliation pure et simple. Pour Olam, en revanche, tout est légal : l’entreprise dit détenir un titre foncier en bonne et due forme, délivré par les autorités compétentes.
Pourtant, selon plusieurs sources concordantes, le tribunal administratif aurait invité les deux parties à se rapprocher des services compétents de l’État afin de clarifier la situation. Les documents officiels consultés révèlent en effet des contradictions majeures.

Le point le plus sensible du litige réside dans la confusion des références cadastrales. Le titre foncier d’Olam mentionne la section YQ1, tandis qu’un rapport de l’ANUTTC (Agence nationale de l’urbanisme, des travaux topographiques et du cadastre) atteste que l’entreprise occupe en réalité la section YT5. Une divergence lourde de conséquences qui fragilise la validité juridique du titre revendiqué.
Une transaction entachée de fraude documentaire

Le cœur du problème se situe dans la cession entre la Société nationale immobilière (SNI) et Olam Gabon. Un procès-verbal de morcellement aurait été falsifié par le cabinet privé MEA BTP, qui y aurait apposé illégalement les armoiries du Gabon pour lui conférer une valeur administrative. Or, depuis plusieurs années, seuls les services publics sont habilités à procéder aux morcellements fonciers. Pour de nombreux juristes, il s’agit d’une fraude documentaire caractérisée, susceptible d’invalider la transaction.
Autre anomalie : le prix d’acquisition. Olam aurait versé 128 millions de francs CFA à la SNI pour une superficie qui, ramenée au mètre carré, reviendrait à moins de 1 500 F CFA/m², soit dix fois moins que le prix du marché à Angondjé, estimé à 15 000 F CFA/m². Un écart saisissant qui alimente les soupçons d’une cession à vil prix d’un bien public.

Deux employées, Madame Nzambi et Madame Johanna Berre, défendent bec et ongles la position d’Olam, mais pour les observateurs, ce dossier dépasse le simple conflit foncier : il pose la question de la transparence, de la justice et de la dignité citoyenne.
Tant que les conditions d’obtention du titre foncier d’Olam demeurent entachées d’irrégularités, la responsabilité morale et juridique de l’entreprise reste engagée. La SNI, de son côté, ne peut se soustraire à ses devoirs de gestion rigoureuse du patrimoine public.
Ce litige révèle une fois encore la fragilité de la gouvernance foncière au Gabon et la nécessité d’une réforme en profondeur. Entre Olam, la SNI et les populations d’Angondjé, seule la vérité documentaire et le respect du droit permettront de restaurer la confiance et de préserver le bien commun de la Nation.
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