Mouila : un second tour marqué par des manquements et une transhumance électorale au 2ᵉ arrondissement

Mouila, le 12 octobre 2025 — Le second tour des élections législatives et locales n’a pas échappé aux irrégularités ce dimanche dans la capitale provinciale de la Ngounié. Au 2ᵉ arrondissement de Mouila, notamment dans les centres de vote de l’école Saint Kizito, de l’école F et du centre professionnel, plusieurs dysfonctionnements ont été relevés, suscitant la colère et la frustration des électeurs.

Dès les premières heures de la matinée, de nombreux citoyens se sont présentés aux bureaux de vote, déterminés à accomplir leur devoir civique. Cependant, beaucoup ont vite déchanté en constatant l’absence de leurs cartes d’électeurs dans les registres où ils avaient pourtant voté au premier tour. Certains documents auraient été déplacés vers d’autres bureaux sans notification préalable, plongeant l’organisation dans une confusion totale.

« J’ai voté ici au premier tour, mais aujourd’hui, on me dit que ma carte se trouve dans un autre centre », s’indigne une électrice rencontrée à l’école Saint Kizito. Ce type de témoignages s’est multiplié au fil des heures, créant de longues files d’attente et un climat d’exaspération générale.

Cette situation a eu pour conséquence directe une baisse sensible du taux de participation, plusieurs électeurs ayant préféré rentrer chez eux après de vaines tentatives pour retrouver leur bureau. Des observateurs locaux parlent d’une désorganisation manifeste et dénoncent une transhumance électorale, certains électeurs étant redirigés vers des zones où ils ne figurent pas sur les listes.

Des sources au sein des missions d’observation civile ont confirmé ces irrégularités et appelé le Centre gabonais des élections à « tirer toutes les leçons de ces dysfonctionnements pour préserver la crédibilité du processus ».

À la mi-journée, le scrutin se poursuivait malgré les difficultés, dans un climat mitigé entre espoir démocratique et lassitude citoyenne. Les résultats de ce second tour, très attendu à Mouila, seront déterminants pour évaluer non seulement le rapport de forces politiques, mais aussi la confiance du peuple envers le système électoral gabonais.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *