Libreville, 11 octobre 2025 — Dans une atmosphère politique tendue mais empreinte d’espoir, la Coordination Commune d’Observation a tenu, à l’Hôtel Hibiscus Louis, une déclaration majeure sur le déroulement du second tour des élections législatives au Gabon. Cette coordination, fruit d’une collaboration entre la Mission d’Observation des Organisations de la Société Civile du Gabon (MOE-OSC) et la Mission d’Observation Citoyenne pour une Élection Transparente (MOCET), s’impose comme un véritable pilier de la transparence et de l’intégrité du processus électoral.
La MOE-OSC, qui rassemble plusieurs réseaux tels que COTED, RENAJI et REDHAC, agit dans le cadre du Projet d’Appui à la Société Civile et aux Médias du Gabon (PACEM), financé par l’Union européenne et mis en œuvre par ECES. Son objectif est clair : renforcer la transition démocratique gabonaise à travers l’implication et la professionnalisation des acteurs de la société civile. De son côté, la MOCET, qui regroupe notamment la Dynamique Régionale et la Brigade Citoyenne Anti-Fraude Électorale (BCAFE), poursuit la même ambition : veiller à la transparence du scrutin et au respect du vote citoyen.
Conformes aux standards régionaux et internationaux, ces missions d’observation s’appuient sur des principes fondamentaux d’équité, de régularité et d’inclusivité. Pour garantir une observation rigoureuse, plusieurs formations ont été dispensées aux observateurs sur des thématiques telles que la gestion des conflits électoraux, la communication en période de vote ou encore le leadership communautaire.
Les premiers rapports issus de 432 formulaires de vote analysés font ressortir des chiffres significatifs :
99,3 % des bureaux observés ont procédé à la vérification des cartes d’électeurs.
99,5 % ont assuré la disponibilité des bulletins de vote.
95 % ont respecté les procédures électorales, malgré quelques cas isolés de campagne à proximité des bureaux.
Cependant, des incidents ont été signalés : restrictions d’accès pour certains observateurs, interruption temporaire du vote dans quelques centres et accessibilité limitée pour les personnes à mobilité réduite (0,07 % des bureaux concernés).
Si 96 % des bureaux ont enregistré une faible affluence, la présence équilibrée des représentants de partis, notamment ceux de l’UDB et du PDG, a contribué à maintenir un cadre relativement apaisé. Quelques agitations légères (3,1 %) ont été observées, sans remettre en cause la sérénité globale du scrutin.
En conclusion, la Coordination Commune d’Observation salue le climat général de paix et la bonne tenue du scrutin, tout en appelant à un renforcement de la transparence et de la participation citoyenne. Une prochaine déclaration, attendue le lendemain à 11h45, viendra préciser les recommandations officielles pour améliorer durablement le processus électoral au Gabon — un engagement fort pour une démocratie plus crédible et inclusive.
Judex MANFOUMBI

