La commune de Ntoum, et plus particulièrement son Premier arrondissement, demeure au cœur de l’actualité politique après l’annulation du scrutin législatif et local du 27 septembre dernier. Si les irrégularités constatées avaient semé la confusion, les derniers sondages réalisés sur le terrain apportent un éclairage nouveau sur les forces en présence.
Selon les données recueillies par notre rédaction, l’Union nationale (UN) apparaît largement favorite avec 55 % d’opinions favorables. Le parti, porté par un discours de rupture claire avec l’ancien système dominé par le PDG, semble avoir su capter la détermination et la soif de changement exprimée par les électeurs de Ntoum. Son message direct et mobilisateur a trouvé un écho particulier auprès des populations locales, notamment des jeunes et des primo-votants.
En deuxième position, l’Union pour la République (UPR) s’impose comme un sérieux challenger, récoltant 20 % d’adhésions. Sa stratégie de proximité et ses promesses de redonner confiance aux citoyens dans la gestion de la chose publique renforcent son assise politique dans la localité. Bien que légèrement en retrait par rapport à l’UN, l’UPR bénéficie d’une base militante solide et d’une organisation structurée sur le terrain.
L’Union démocratique des bâtisseurs (UDB) complète ce trio de tête avec 20% de soutien. Malgré un score moins élevé, le parti se distingue par une campagne dynamique, centrée sur des propositions concrètes pour l’amélioration du quotidien des habitants. Sa progression reste notable et pourrait constituer une surprise lors de la reprise des élections, et autres candidats 5% .
Ces résultats confirment une tendance claire : les électeurs de Ntoum rejettent massivement les pratiques anciennes et affichent une volonté ferme d’écrire une nouvelle page de leur histoire politique. L’annulation du scrutin du 27 septembre, marquée par des manquements graves et des soupçons de tricherie dans plusieurs bureaux de vote, n’a pas entaché cette détermination. Bien au contraire, les populations se disent prêtes à retourner aux urnes pour donner un mandat légitime à ceux qu’elles considèrent comme porteurs d’un véritable renouveau.
À l’heure où le pays s’interroge sur l’avenir de son processus électoral, le cas de Ntoum illustre la nécessité de scrutins mieux organisés et transparents. Les sondages révèlent non seulement les préférences des électeurs, mais aussi leur exigence : celle d’une élection crédible, débarrassée des irrégularités qui ont entaché le dernier rendez-vous.
Ntoum attend désormais avec impatience une nouvelle convocation aux urnes, pour confirmer dans les faits ce que les sondages traduisent déjà dans les chiffres.

