Vol présumé de sept équipements biomédicaux à Fougamou : le SYNAPS exige un audit national des hôpitaux

Vol présumé de sept équipements biomédicLe Syndicat national des personnels de santé (SYNAPS) condamne fermement la disparition de sept équipements médicaux à l’Hôpital départemental de Fougamou. Dans une déclaration publiée le 15 octobre 2026, son secrétaire général, Serghes Mickala-Moundanga, appelle à faire toute la lumière sur cette affaire et réclame un audit urgent du parc biomédical national.

L’affaire suscite indignation et inquiétude au sein du secteur sanitaire gabonais. À l’Hôpital départemental de Fougamou, la disparition de sept équipements biomédicaux, ayant conduit au placement sous mandat de dépôt de trois techniciens biomédicaux, selon les informations relayées par la presse, provoque une vive réaction du Syndicat national des personnels de santé (SYNAPS).

Dans sa déclaration rendue publique à Libreville, le 15 octobre 2026, le Bureau national du syndicat condamne avec la plus grande fermeté les faits présumés. Pour cette organisation professionnelle, une telle situation soulève de sérieuses interrogations sur la protection du matériel médical et la responsabilité des agents chargés de sa gestion.

Un investissement public à protéger

Le SYNAPS dénonce un comportement qu’il juge incompatible avec les exigences du service public hospitalier, particulièrement dans un contexte marqué par les efforts annoncés de l’État pour améliorer les conditions de prise en charge des patients.

Le syndicat rappelle notamment l’effort de 55 milliards de FCFA évoqué dans sa déclaration, destiné au rééquipement des structures sanitaires et à l’amélioration de la qualité des soins. Il estime que la disparition d’équipements médicaux constitue une atteinte aux intérêts des patients, aux investissements publics et à l’engagement des professionnels de santé qui travaillent quotidiennement dans des conditions souvent difficiles.

« Cet acte est une trahison », martèle le SYNAPS, qui considère que les premiers pénalisés restent les malades, potentiellement privés de moyens de diagnostic ou de traitement indispensables.

Toutefois, le syndicat distingue clairement les responsabilités individuelles de l’ensemble de la corporation. Il affirme se désolidariser totalement des personnes mises en cause, rappelant que leurs actes présumés ne sauraient ternir l’image de tous les techniciens biomédicaux.

Un audit national réclamé

Au-delà du dossier de Fougamou, le SYNAPS souhaite que cette affaire débouche sur des mesures concrètes. Il salue la promptitude de la Justice et des autorités compétentes, tout en demandant que toute la lumière soit faite et que la loi soit appliquée dans toute sa rigueur, dans le respect des procédures judiciaires.

Le syndicat exige surtout un audit général et urgent du parc biomédical dans les hôpitaux départementaux et les centres hospitaliers du pays. L’objectif est de vérifier la présence, l’état et la traçabilité des équipements acquis, notamment dans le cadre de l’investissement de 55 milliards de FCFA mentionné dans la déclaration.

Pour prévenir de nouvelles disparitions, le SYNAPS appelle également le ministère de la Santé à renforcer les dispositifs de contrôle. Parmi les mesures préconisées figurent la mise en place de fiches de vie pour chaque équipement, la réalisation d’inventaires contradictoires mensuels et l’installation de caméras de surveillance dans les zones de stockage.

La responsabilité de tous engagée

À travers cette sortie, le SYNAPS entend faire de la protection du patrimoine hospitalier une priorité nationale. Pour l’organisation syndicale, les investissements consentis dans le système de santé ne peuvent produire les résultats attendus sans une gestion rigoureuse, transparente et responsable des équipements.

Le syndicat prévient enfin qu’il restera vigilant et ne protégera jamais le vol, la corruption ou toute forme de sabotage du système sanitaire gabonais. L’affaire de Fougamou apparaît ainsi comme un test pour les mécanismes de contrôle des établissements de santé, alors que les attentes des populations demeurent fortes en matière d’accès à des soins de qualité.

Judex MANFOUMBI





Assistant Edu Gabon

Judex MANFOUMBI
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Directeur de publication

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