AKANDA : MEGADOR dans une zone résidentielle, Geoffroy Foumboula exige des explications et réclame une délocalisation

COMPTE RENDU D’AUDIENCE – Marseille 2 : les habitants dénoncent les nuisances d’une activité industrielle et interpellent les autorités compétentes.

Le dossier de l’implantation de la société MEGADOR en pleine zone résidentielle à Marseille 2, dans la commune d’Akanda, revient au cœur de l’actualité.

Le vice-président 2 du Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC), représentant de la Société civile, Geoffroy Foumboula Libeka Makosso, a reçu de nouveau le collectif des habitants de ce quartier, déterminés à obtenir une solution durable face aux nuisances qu’ils dénoncent.

Cette rencontre fait suite à un premier échange intervenu en 2024, lorsque le responsable de la Société civile siégeait encore à l’Assemblée nationale. À l’époque déjà, les riverains avaient exprimé leurs préoccupations concernant l’installation d’une entreprise industrielle spécialisée dans la production de béton prêt à l’emploi au milieu des habitations.

Des nuisances qui préoccupent les riverains

Selon les témoignages rapportés par Geoffroy Foumboula Libeka Makosso, les activités de MEGADOR, entreprise présentée comme appartenant à un opérateur économique chinois, soulèvent des interrogations sur leurs conséquences pour le cadre de vie des populations environnantes.

Les nuisances sonores, les poussières de ciment et les risques de pollution figurent parmi les principales préoccupations évoquées. Pour les habitants, la proximité entre une installation industrielle de cette nature et les logements pose la question de la compatibilité entre les activités exercées sur le site et la vocation résidentielle du quartier.

Face à cette situation, Geoffroy Foumboula affirme avoir interrogé le collectif sur les démarches entreprises auprès des administrations compétentes. Les habitants lui auraient indiqué avoir saisi, au fil des années, plusieurs autorités, notamment la mairie d’Akanda, les ministères chargés de l’Environnement, de l’Habitat et de l’Urbanisme, ainsi que celui de l’Intérieur.

Cependant, selon le compte rendu de cette audience, les démarches engagées n’auraient toujours pas permis d’aboutir à une solution satisfaisante pour les riverains.

L’application de la loi au cœur du débat
Pour le vice-président 2 du CESEC, cette situation soulève une question fondamentale : celle de l’application équitable de la réglementation aux opérateurs économiques, quelle que soit leur nationalité.

Geoffroy Foumboula Libeka Makosso s’interroge notamment sur les autorisations délivrées à l’entreprise et sur l’existence d’une étude d’impact environnemental et social conforme aux exigences applicables à ce type d’activité. Il estime qu’une installation industrielle susceptible de générer des nuisances importantes doit faire l’objet d’un examen rigoureux de ses conséquences sur l’environnement et la santé des populations.

Toutefois, la conformité administrative de MEGADOR, les autorisations obtenues et les éventuelles études réalisées devront être établies à partir des documents officiels et des réponses des administrations concernées.

Au-delà du cas particulier de Marseille 2, cette affaire relance le débat sur le contrôle des activités économiques, le respect des normes environnementales et la capacité des pouvoirs publics à faire appliquer la loi sans distinction.

Le responsable de la Société civile dénonce ce qu’il considère comme une faiblesse des autorités face à certains opérateurs économiques expatriés. Il estime que les entrepreneurs gabonais doivent bénéficier des mêmes règles de traitement et que les intérêts des populations ne sauraient être sacrifiés au profit de considérations économiques particulières.

La délocalisation comme solution revendiquée

Pour illustrer son propos, Geoffroy Foumboula compare la situation à celle d’une cimenterie implantée au milieu des habitations de la cité Likouala. Une comparaison destinée à souligner, selon lui, les risques potentiels que pourrait représenter une activité industrielle dans un environnement résidentiel.

Il rappelle également avoir déjà interpellé le Gouvernement sur cette problématique lorsqu’il était député, convaincu que le dossier avait vocation à trouver une issue.

Sa résurgence montre, à ses yeux, la nécessité d’une réponse concrète des autorités compétentes.

Dans cette perspective, la délocalisation de l’activité industrielle apparaît comme la principale solution défendue par le responsable du CESEC et les habitants mobilisés. Reste à déterminer, au regard des règles d’urbanisme et des prescriptions environnementales applicables, les mesures que les autorités pourront légalement imposer.

La Société civile annonce de nouvelles démarches

Le dossier connaît désormais une nouvelle étape avec l’implication d’une équipe issue des organisations de la Société civile. Selon Geoffroy Foumboula Libeka Makosso, celle-ci prévoit de saisir le maire de la commune d’Akanda au cours de la semaine afin de solliciter son intervention.

L’objectif est de remettre cette question au centre des préoccupations des autorités locales et d’obtenir des réponses précises sur la situation administrative de l’entreprise, les contrôles éventuellement réalisés et les mesures envisagées pour protéger les riverains.

Dans un contexte où le Gabon entend renforcer la gouvernance publique et la protection de son environnement, cette affaire constitue un test pour les institutions concernées. Les habitants de Marseille 2 attendent désormais des actes à la hauteur de leurs préoccupations.

Pour Geoffroy Foumboula Libeka Makosso, la défense des intérêts des populations doit demeurer une priorité.

Il appelle ainsi les autorités à assumer pleinement leurs responsabilités, dans le respect de la loi, afin que le développement économique ne se fasse pas au détriment de la santé, de la tranquillité et du cadre de vie des citoyens.





Assistant Edu Gabon

Judex MANFOUMBI
Judex MANFOUMBI

Directeur de publication

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