Libreville, 4 octobre 2026 – Le concours Pitch For Impact franchit une nouvelle étape avec le lancement de sa deuxième phase à Libreville. Portée par l’ONG HOSEA, avec l’appui du ministère du Commerce, des PME-PMI et de l’Entrepreneuriat des Jeunes, cette initiative entend rapprocher davantage la formation universitaire de la création d’activités économiques et d’emplois.
Après une première étape organisée à Franceville le 19 septembre dernier, Libreville accueille désormais 24 jeunes étudiants et porteurs de projets, appelés à présenter et défendre leurs idées devant un jury composé de professionnels et de représentants de différents secteurs.
Dans son discours de lancement, Madame le ministre a rappelé que Pitch For Impact ne se résume pas à une simple compétition destinée à récompenser les meilleurs orateurs. Le projet vise surtout à détecter des idées à potentiel, identifier des talents et confronter les projets aux réalités du marché.
Pour le membre du gouvernement, l’enjeu consiste désormais à permettre aux jeunes de transformer les connaissances acquises dans les universités et établissements d’enseignement supérieur en véritables activités économiques. « Nos connaissances » doivent pouvoir devenir des « solutions », les idées des projets et les projets des entreprises capables de créer de la valeur et des emplois.
Cette approche traduit également une évolution dans la perception de la formation. Le diplôme ne doit plus constituer l’aboutissement unique du parcours académique. Il doit pouvoir servir de levier à l’innovation, à la création d’entreprise et à l’insertion professionnelle.
Le ministère entend ainsi renforcer les passerelles entre l’État, l’université, les entrepreneurs, les entreprises et les investisseurs. Une dynamique qui, selon le discours ministériel, s’inscrit dans les orientations nationales accordant une place importante à la valorisation du capital humain, au développement du secteur privé et à la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes.
Le secteur privé est particulièrement appelé à jouer un rôle déterminant. Les 24 candidats sont présentés comme de futurs entrepreneurs, fournisseurs, employeurs et partenaires économiques. À ce titre, les entreprises sont invitées à contribuer à leur accompagnement à travers le mentorat, l’incubation, le financement, l’expertise technique, l’accès au marché, la sous-traitance ou encore les partenariats commerciaux.
Aux candidats, le ministre a recommandé de considérer cette étape non seulement comme une compétition, mais comme une occasion de confronter leurs idées aux exigences du marché. Conviction, méthode, humilité et capacité d’adaptation devront, selon elle, accompagner leur démarche entrepreneuriale.
Le véritable enjeu de Pitch For Impact se situera donc au-delà de la scène et de la remise des distinctions. Il s’agira de transformer les projets présentés en entreprises concrètes, capables de générer de la valeur et des emplois.
La deuxième phase du concours a ainsi été officiellement déclarée ouverte, avec l’ambition de faire de l’entrepreneuriat des jeunes une réalité économique durable au Gabon.

