Au lendemain du discours de circonstance prononcé par la ministre de la Santé, le Pr Elsa Joséphine Nkana Ayo-Bivigou, la capitale gabonaise a vécu, hier, au rythme de la prévention et du dépistage dans le cadre de la Journée mondiale du rein. Une initiative saluée par les populations, venues nombreuses bénéficier des consultations gratuites organisées par le ministère de la Santé en collaboration avec la Société gabonaise de néphrologie.
Trois sites stratégiques ont été retenus à Libreville : le carrefour Marcel Rahandi Chambrier, communément appelé rond-point d’Awendjé, ainsi que les écoles publiques de Damas et d’Awendjé. Dès les premières heures de la matinée, ces espaces ont été pris d’assaut par des citoyens soucieux de mieux connaître leur état de santé, notamment en ce qui concerne les pathologies rénales, souvent silencieuses mais redoutables.
Pour le Dr Ingrid Avome, médecin néphrologue, la forte affluence observée constitue un motif de satisfaction. « Le but de cette initiative est justement de recevoir le plus grand nombre de personnes désireuses d’en savoir davantage sur leur santé rénale », a-t-elle souligné. Elle a rappelé que le dépistage précoce demeure un levier essentiel pour prévenir les complications graves. « Identifier tôt une atteinte rénale permet d’adapter la prise en charge et de ralentir significativement la progression de la maladie », a-t-elle insisté.
Les chiffres communiqués par la ministre de la Santé témoignent de l’ampleur du défi. Au Gabon, 600 patients sont actuellement dialysés de façon chronique. Une situation qui entraîne un lourd impact socio-économique, une altération importante de la qualité de vie et, bien souvent, un isolement progressif des malades. Parmi les principales causes des maladies rénales figurent l’hypertension artérielle, le diabète, l’obésité, ainsi que les infections urinaires et lithiasiques.
Les premiers résultats issus des dépistages sont révélateurs : sur 600 volontaires examinés, près de 25 % présentaient une hypertension méconnue, 27 % une hyperglycémie et 10 % une maladie rénale asymptomatique. « Ces données démontrent la nécessité de renforcer la prévention et le suivi régulier », a confié le Pr Nkana Ayo-Bivigou.
Face à cette réalité, le plaidoyer pour une prise en compte effective des pathologies rénales reste d’actualité. La ministre a assuré que le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, fait du développement des infrastructures sanitaires une priorité. Elle a ainsi annoncé la création, en urgence, d’un service de néphrologie au Centre hospitalier universitaire de Libreville (CHUL). À court et moyen termes, le renforcement des centres existants et la mise en place d’unités de dialyse dans chaque chef-lieu de province sont également envisagés.
Une dynamique qui traduit la volonté des autorités de faire de la santé rénale un véritable enjeu de santé publique.
Ne révise plus seul ! Accède à une 𝐦𝐮𝐥𝐭𝐢𝐭𝐮𝐝𝐞 𝐝'𝐞𝐧𝐨𝐧𝐜𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐬𝐲𝐧𝐭𝐡𝐞𝐬𝐞 𝐞𝐧 𝐏𝐡𝐲𝐬𝐢𝐪𝐮𝐞-𝐂𝐡𝐢𝐦𝐢𝐞, 100% conformes au programme du Gabon. Bloqué sur un calcul ? 𝐇𝐲𝐬𝐨𝐩𝐞, ton Grand Frère IA, 𝐭𝐞 𝐠𝐮𝐢𝐝𝐞 𝐞𝐭𝐚𝐩𝐞 𝐩𝐚𝐫 𝐞𝐭𝐚𝐩𝐞 vers la solution de chaque question.
𝐡𝐭𝐭𝐩𝐬://𝐚𝐬𝐬𝐢𝐬𝐭𝐚𝐧𝐭𝐞𝐝𝐮.𝐨𝐧𝐥𝐢𝐧𝐞

