De la délation, la mauvaise foi et un manque caractérisé de professionnalisme, au point d’illustrer leurs articles par des images empruntées sans autorisation à la ville de Bastia, en Corse (France), datant du 2 mai 2018, pour les accoler frauduleusement au contexte librevillois. Une telle pratique révèle une volonté manifeste de nuire, en tentant d’associer artificiellement la gestion municipale de Libreville à des situations qui ne relèvent ni du même espace géographique, ni du même contexte administratif.
Il convient de rappeler à l’équipe du média en ligne Top Infos Gabon quelques principes élémentaires d’éthique journalistique : la véracité, l’exactitude, l’équité, la transparence et, surtout, la vérification des faits. Le journalisme n’est ni un outil de manipulation ni un instrument de règlements de comptes. Il exige rigueur, honnêteté et impartialité. Un journaliste est avant tout un enquêteur, soucieux d’établir les faits et non de les déformer.
Suite à l’article publié le 6 mars 2026, intitulé « Prétendues montagnes d’ordures à Libreville : Clean Africa à la peine, la mairie dépassée, les populations agonisent », il importe d’apporter des éléments factuels et objectifs.
La gestion municipale désigne l’administration des affaires locales par l’équipe élue : maire et conseillers municipaux. Elle couvre les services publics essentiels, notamment l’urbanisme, l’environnement, la sécurité et la salubrité. À ce titre, le nouveau schéma directeur de collecte des déchets dans le Grand Libreville s’inscrit dans une dynamique de modernisation impulsée par le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema.
Ce dispositif, placé sous la responsabilité opérationnelle du maire Pierre Matthieu Obame Etoughe, repose sur une planification rigoureuse des circuits de collecte, un calendrier précis de passage par arrondissement, ainsi que la mise en service progressive de nouveaux camions, bacs et bennes.
Sur le terrain, les équipes de collecte sont déployées quotidiennement. Chaque soir, entre 18h et 22h, des camions et agents assurent l’enlèvement des déchets dans les principaux points de regroupement. Ces faits sont observables et vérifiables.
Toutefois, l’efficacité du système repose également sur le civisme des populations. Dans plusieurs quartiers, malgré la présence de bacs et le respect des horaires par les services municipaux, des dépôts anarchiques persistent. Certains déchets sont déposés quelques minutes seulement après le passage des camions. Cette réalité soulève la question cruciale du civisme urbain.
L’expérience internationale montre que la propreté urbaine est une responsabilité partagée. À Kigali, souvent citée comme l’une des villes les plus propres d’Afrique, la discipline citoyenne constitue un pilier fondamental de la réussite des politiques de salubrité. La mobilisation collective y est déterminante.
Il est donc excessif de réduire la question de la propreté de Libreville à une simple défaillance municipale. La réussite du schéma directeur dépend à la fois de l’efficacité technique du dispositif et de l’adhésion citoyenne aux règles de propreté.
Bastia n’est pas Libreville. Ce sont deux villes, deux contextes, deux réalités distinctes. La comparaison artificielle relève davantage de la polémique que de l’analyse sérieuse.
La propreté d’une capitale ne saurait être instrumentalisée à des fins politiques. Elle constitue un enjeu collectif. Libreville sera propre si chacun y contribue. Car au-delà des équipements et des camions, la propreté d’une ville demeure avant tout une responsabilité partagée.
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