Sénatoriales dans le département de Mulundu : Jean Remy Yama s’incline face à Christelle Koye de l’UDB

Ce qui s’annonçait comme un duel électoral de haut niveau entre deux figures emblématiques de la scène politique locale, s’est transformé en une victoire nette et sans appel pour la candidate de l’Union Démocratique des Bâtisseurs (UDB). Nadia Christelle Koye a largement dominé son adversaire, Jean Remy Yama, en s’imposant avec 23 voix contre 4, sur un total de 27 conseillers appelés à voter.

Une victoire écrasante qui consacre la montée en puissance d’une nouvelle génération politique dans le département de Mulundu, l’un des plus vastes du Gabon. Selon la nouvelle sénatrice, ce succès résulte d’« une dynamique collective née des élections couplées du 27 septembre dernier, marquée par la cohésion, l’harmonie et la solidarité entre les filles et fils du département ».

Face à cette mobilisation locale, Jean Remy Yama, pourtant confiant jusqu’au bout, n’aura pas résisté à la soif de renouveau exprimée par les conseillers municipaux et départementaux. Son expérience et sa notoriété n’auront pas suffi à inverser une tendance lourde portée par la volonté de changement.

Pour Christelle Koye, cette victoire marque un tournant décisif. Cadre chevronnée, reconnue pour son engagement et son sens du service public, elle incarne cette nouvelle génération de femmes politiques qui s’imposent désormais dans les sphères décisionnelles. Son élection vient conforter l’UDB dans sa stratégie d’implantation territoriale, confirmant son ancrage dans les départements de l’Ogooué-Lolo.

Avec ce succès, la nouvelle sénatrice s’apprête à représenter dignement les intérêts du département de Mulundu, qui à lui seul compte trois sièges de députés répartis sur cinq cantons. Une responsabilité qu’elle entend assumer « avec rigueur, écoute et détermination », a-t-elle confié à l’issue du scrutin.

Ainsi, le département de Mulundu entre dans une nouvelle ère politique, portée par une figure féminine dont la victoire traduit à la fois la maturité du corps électoral et la vitalité démocratique d’un territoire en pleine recomposition.

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