Libreville, 6ᵉ arrondissement – Le président de l’Alliance patriotique, Raymond Ndong Sima, a animé ce vendredi un point de presse au siège de son parti, dans la commune de Libreville. Pendant près d’une heure, l’ancien Premier ministre a tenu à clarifier sa position face aux accusations du vice-président de la République, Séraphin Moundounga, sur ses récentes déclarations relatives au scrutin du 27 septembre dernier.
D’entrée de jeu, M. Ndong Sima a tenu à présenter ses excuses au public pour « la gêne occasionnée par ce débat », expliquant que certains estiment qu’il aurait dû garder le silence. « J’aurais bien voulu ne pas répondre, mais il me semble que la gravité des accusations exige des explications », a-t-il déclaré.
Les quatre points de contestation
Dans sa déclaration, le leader de l’Alliance patriotique a rappelé avoir évoqué quatre manquements majeurs lors des élections législatives et locales :
1. la contestation généralisée de la composition des bureaux de vote,
2. l’absence de représentants de nombreux partis politiques comme scrutateurs,
3. la transhumance électorale et le transfert abusif des électeurs,
4. la non-sincérité des listes électorales, alourdies de personnes décédées.
À ces quatre points, il a ajouté « l’usage excessif des procurations ». Pour lui, ces constats sont partagés par d’autres formations politiques, ainsi que par l’Autorité de contrôle des élections et du référendum (ACER). « Je n’ai formulé aucune attaque personnelle, ni ciblé une localité particulière. Mon propos est resté général et républicain », a-t-il précisé, rejetant ainsi toute accusation d’incitation à la haine ou à la violence.
Rejet du tribalisme et appel à la vérité
Répondant à l’accusation de tribalisme portée par le vice-président, Raymond Ndong Sima a été catégorique : « Notre pays n’a pas besoin de divisions artificielles qui, ailleurs, ont conduit à des drames. » L’ancien Premier ministre a rappelé avoir toujours composé ses équipes dans le respect de la diversité nationale, aussi bien lorsqu’il était ministre que chef du gouvernement.
Il a dénoncé une « tentative de réduire le débat politique à une question ethnique », estimant que le vice-président « s’est trompé, ou bien a voulu délibérément manipuler l’opinion ».
Un scrutin « déplorable »
Revenant sur le déroulement du vote du 27 septembre, M. Ndong Sima a dressé un constat sévère. « De la préparation du scrutin à la journée électorale, tout a porté atteinte à l’équité et à la transparence. » Il a rappelé que même le chef de l’État avait exprimé, avant le vote, des inquiétudes quant à l’organisation.
Selon lui, la distribution de tee-shirts de campagne du président, utilisés comme substitut à un véritable programme, illustre la « dérive » du processus électoral. « Partout, des protestations ont éclaté, parfois accompagnées de violences », a-t-il ajouté.
Appel à l’annulation du scrutin
Pour l’ancien Premier ministre, il ne saurait être question de valider une élection « manifestement entachée d’irrégularités ». « On ne peut pas reconnaître les victimes et confirmer les fraudeurs dans leurs résultats », a-t-il martelé.
Raymond Ndong Sima appelle donc le président de la République à annuler l’intégralité du scrutin et à en organiser un nouveau, après avoir corrigé les irrégularités constatées et sanctionné les responsables. « Ce n’est pas une injonction, mais un avis objectif », a-t-il insisté.
Tout en réaffirmant son soutien au chef de l’État, il a souligné que ce soutien ne saurait rimer avec « cécité ». « Mon devoir est de dire la vérité. La loyauté envers le pays impose de défendre les principes et les valeurs pour lesquels les Gabonais se sont mobilisés en 2023 », a conclu le président de l’Alliance patriotique.
Judex MANFOUMBI
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