Mounana, département de Lébombi-Leyou – La ville minière, jadis célèbre pour son uranium et son équipe de football Ura-235, retrouve un parfum d’antan grâce à une initiative citoyenne. En organisant la première édition de la “Coupe Myboto Éric Gaël” (MEG), le fils du terroir, Éric Gaël Myboto, a réveillé une passion collective qui semblait endormie depuis plusieurs décennies.
Dans un contexte où le sport constitue bien plus qu’un simple divertissement, mais un ciment social et culturel, cette compétition intramuros a eu un effet quasi symbolique : elle a réactivé, dans l’imaginaire collectif, l’attachement des Mounanais au ballon rond. Comme un archétype au sens jungien, cette énergie enfouie a resurgi, redonnant au football son rôle de trait d’union et de fierté communautaire.
Mounana, terre de football
Pour les anciens, le souvenir de l’Ura-235 reste vivant. Cette équipe emblématique fut longtemps un ambassadeur du Haut-Ogooué et un vecteur de cohésion sociale. La disparition de cette structure avait laissé un vide, vécu comme une amputation par toute une génération. L’initiative de Myboto Éric Gaël apparaît donc comme une renaissance, une réappropriation d’un patrimoine immatériel qui redonne sens et souffle à la ville.
Le stade communal, plein à craquer, a offert le décor de cette renaissance. Les derbys entre quartiers ont été marqués par une ferveur populaire inédite : rivalités sportives, chorégraphies hautes en couleur, chants de supporters et prestations de jeunes talents avides de briller. L’ambiance, faite d’émotions saines et d’un enthousiasme contagieux, a balayé les barrières sociales, offrant l’image d’un Mounana uni, festif et inclusif.
Un renouveau sociétal en marche
Au-delà du football, la Coupe MEG est perçue comme un outil de mobilisation et d’espérance. Elle repositionne le sport comme vecteur d’identité et de soft power local, tout en inspirant la jeunesse vers des valeurs de discipline, de solidarité et de dépassement de soi.
Avec cette initiative, Myboto Éric Gaël ne s’impose pas seulement comme un promoteur du sport. Il apparaît désormais comme un catalyseur de renaissance sociale, redonnant à Mounana ses couleurs, son énergie et surtout sa fierté.

