Sécurité ferroviaire : l’ARTF et la SETRAG en campagne de sensibilisation le long du Transgabonais

Libreville, le 25 août 2025 (GM) – Afin de réduire durablement les accidents aux abords du Transgabonais, l’Autorité de Régulation des Transports Ferroviaires (ARTF) et la Société d’Exploitation du Transgabonais (SETRAG) ont lancé, depuis le 11 août, une vaste campagne de sensibilisation. Cette initiative, qui s’étendra jusqu’en décembre, vise à informer les populations riveraines sur les dangers liés à la proximité des rails et les règles de sécurité à respecter.

La première étape de cette campagne, entamée à Owendo, s’est achevée à Ntoum. Les habitants y ont reçu des consignes précises : se tenir à 1,50 mètre minimum de la voie pour éviter l’effet de souffle des trains, ne pas jeter d’ordures dans le domaine ferroviaire, éviter l’installation de commerces ou d’exploitations agricoles trop proches des rails, et respecter une distance de 20 mètres pour toute construction, avec l’autorisation expresse de la SETRAG.

Le Directeur des Affaires juridiques et réglementaires de l’ARTF, M. Bengang Yannick Roger, a rappelé le cadre légal en vigueur : « Le décret n°032/PR de 1978 fixe la zone de sécurité à 15 mètres à partir du rail extérieur. Ce n’est qu’au-delà de 20 mètres, avec autorisation, que des habitations peuvent être construites ».

Pour M. Ollomo Givens Stevy, animateur en relations communautaires à la SETRAG, l’accent est mis sur la pédagogie : « Certains habitants ont déjà cessé leurs travaux aux abords de la voie. D’autres persistent, mais nous sommes là pour les amener à changer de mentalité ».

La campagne est bien accueillie par les riverains. À Ntoum, Mme Moupaka Félicité salue l’initiative : « Ce projet est indispensable, car ce sont nos proches qui sont les premières victimes. Nous allons respecter les consignes, mais nous demandons à être informés à chaque étape ».

Un rapport général attendu en fin d’année permettra à l’État d’évaluer la situation et d’envisager des mesures plus strictes, comme le déplacement d’habitations trop proches des rails.

En attendant, l’ARTF et la SETRAG insistent : cette démarche est gratuite et préventive. « Notre mission est de sauver des vies et de sécuriser le corridor ferroviaire », conclut M. Ollomo.

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