Bilan sécuritaire de Félix Tshisekedi au Nord-Kivu : un an après sa réélection

Un an après sa réélection à la présidence de la République Démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi fait face à un défi majeur dans l’Est du pays, notamment dans la province du Nord-Kivu, où la situation sécuritaire reste particulièrement préoccupante. Le 9 janvier 2024, la Cour constitutionnelle a validé sa victoire, mais cette réélection intervient dans un contexte de violences persistantes de groupes armés et d’insécurité grandissante.

Depuis le début de son mandat en 2019, Tshisekedi avait promis de restaurer la paix dans cette région meurtrie par des conflits interminables. Cependant, un an après sa réélection en décembre 2023, le bilan sécuritaire est mitigé. Les incursions des rebelles du M23, qui ont repris leur offensive en 2022, et les attaques incessantes des ADF (Allied Democratic Forces), continuent de déstabiliser la région. Goma, la capitale du Nord-Kivu, a été particulièrement touchée par les affrontements, forçant des milliers de personnes à fuir.

Le gouvernement de Félix Tshisekedi a renforcé sa réponse militaire en collaborant avec la mission de maintien de la paix de l’ONU, la MONUSCO, et en déployant des forces armées congolaises supplémentaires. Toutefois, ces efforts n’ont pas suffi à rétablir une sécurité durable. Les populations locales dénoncent l’inefficacité des forces de défense et de sécurité, et beaucoup s’inquiètent du manque de protection des civils, malgré les déclarations de la présidence.

Dans ce climat tendu, la promesse d’une paix durable semble encore lointaine, et la région du Nord-Kivu attend de voir si les mesures de sécurisation prises par le gouvernement produiront des résultats concrets dans les mois à venir.





Assistant Edu Gabon

Judex MANFOUMBI
Judex MANFOUMBI

Directeur de publication

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