Libreville : un téléphérique de 6,5 km à l’horizon 2030 pour désengorger la capitale

Face à la congestion croissante des principaux axes routiers de la capitale gabonaise, une nouvelle perspective se dessine dans le secteur des transports urbains. Le projet OGÓLI ambitionne de mettre en place une liaison de transport par câble de 6,5 kilomètres entre Nzeng-Ayong et la Cité Émeraude. Un projet présenté comme une alternative innovante aux déplacements terrestres, avec une mise en service envisagée au plus tard en 2030.

Porté par INGÉNIERIE DU RAIL et OGÓLI SA, ce projet entend répondre à l’une des préoccupations majeures des habitants de Libreville : les embouteillages. Chaque jour, les usagers de la route sont confrontés à des ralentissements importants qui allongent considérablement les temps de trajet entre les différents quartiers de la capitale.

Selon les premières projections, la future infrastructure serait organisée autour de six stations, avec notamment des arrêts prévus au niveau de l’Université Omar Bongo et dans la zone d’Arambo. Le parcours complet pourrait être réalisé en environ 14 minutes, offrant ainsi un gain de temps potentiellement significatif pour les usagers.

Autre donnée annoncée : la capacité du système pourrait atteindre 4 000 voyageurs par heure et par direction. Une performance qui, si elle est confirmée et effectivement atteinte, pourrait contribuer à renforcer l’offre de transport collectif dans une ville confrontée à une forte pression sur son réseau routier.

L’un des principaux atouts du transport par câble réside dans son implantation en hauteur. Contrairement à la construction d’une nouvelle route, une telle infrastructure nécessite une emprise foncière différente et pourrait permettre de franchir certains obstacles urbains sans dépendre directement de la circulation automobile. Elle pourrait ainsi compléter les solutions de transport existantes.

Mais avant de voir les premières cabines circuler, plusieurs étapes restent à franchir. OGÓLI se trouve actuellement au stade des études de préfaisabilité. Les analyses portent notamment sur la mobilité, la topographie, la géotechnique, les impacts environnementaux ainsi que la viabilité économique du projet.

La concrétisation de cette ambition dépendra donc de plusieurs facteurs : validation des études, obtention des autorisations réglementaires et surtout mobilisation des financements nécessaires. À ce stade, le coût global de l’investissement et le futur prix du ticket n’ont pas encore été communiqués.

À l’horizon 2030, OGÓLI pourrait ainsi devenir une nouvelle composante du système de transport collectif de Libreville.

Si le calendrier est respecté et que les conditions techniques et financières sont réunies, le projet pourrait offrir aux populations une alternative supplémentaire face aux embouteillages et participer à la transformation progressive de la mobilité dans la capitale gabonaise.

Rédaction





Assistant Edu Gabon

Judex MANFOUMBI
Judex MANFOUMBI

Directeur de publication

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *