LE TROPHÉE DE LA DISCORDE : QUAND LE VERDICT DES BUREAUX EFFACE LA VÉRITÉ DES PELOUSES

L’histoire du football africain vient de s’assombrir d’une page où l’encre des juristes semble avoir coulé plus fort que la sueur des athlètes.

La décision de la Confédération Africaine de Football de transformer le sacre du Sénégal en une victoire sur tapis vert pour le Maroc, deux mois après le coup de sifflet final de la CAN 2025, soulève un malaise profond qui dépasse les simples frontières du sport.

En invoquant un forfait a posteriori pour une interruption de jeu pourtant résorbée, l’instance faîtière s’engage sur un terrain juridique glissant qui défie la logique même de la compétition.

Comment peut-on parler de forfait pour une rencontre qui est allée à son terme, dont le chronomètre a épuisé ses cent vingt minutes et dont la cérémonie protocolaire a vu le trophée et les médailles remis solennellement devant le monde entier ?

Cette qualification rigide d’un incident de match en abandon définitif ressemble moins à une application du droit qu’à une acrobatie réglementaire visant à favoriser une influence politique perçue comme grandissante au sein de l’institution.

Pour les observateurs avertis, ce n’est pas sans rappeler les souvenirs de 1976 en Éthiopie, nourrissant le sentiment amer d’une équipe marocaine régulièrement abonnée aux sacres de coulisses plutôt qu’aux conquêtes indiscutables.

Plus grave encore que le palmarès, c’est le symbole même de la CAN qui est ici bafoué.

Au lieu de célébrer l’unité et le mérite, ce verdict exacerbe les fractures identitaires et ravive des tensions que l’on espérait enfouies sous le gazon de la fraternité.

En désavouant ses propres organisateurs et l’émotion brute du terrain, la CAF s’expose à une décrédibilisation majeure devant le Tribunal Arbitral du Sport.

Car si le football devient un instrument de clientélisme où le règlement est interprété au gré des puissances du moment, il perd sa fonction première de juge de paix.

Le titre voyage peut-être aujourd’hui de Dakar à Rabat dans une mallette diplomatique, mais dans le cœur des supporters et dans la mémoire collective, le véritable champion reste celui qui a fait trembler les filets, pas celui qui a fait trembler les codes.

C’est une défaite morale pour le continent, un spectacle désolant où le sifflet de l’arbitre s’efface devant le marteau du juge, laissant un goût de cendre sur une fête qui aurait dû appartenir au seul peuple africain.

 

Par Vibrian Asseko Ollomo



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