Soupçons d’enrichissement illicite : Mays Mouissi dans le viseur de la CNLCEI

Libreville, le 21 janvier 2025 – La trajectoire de Mays Mouissi, longtemps présenté comme un technocrate rigoureux et un homme de chiffres au service de l’État, suscite aujourd’hui des interrogations. En moins de trois ans, celui qui se posait en chantre de la bonne gouvernance se retrouve au cœur d’une polémique politico-financière qui secoue l’opinion nationale.

Selon des sources proches du dossier, Mays Mouissi serait soupçonné d’avoir tiré un bénéfice personnel dans le cadre d’un contrat public particulièrement controversé, celui signé avec la société turque Karpowership. Ce partenariat, destiné à fournir de l’électricité à la capitale gabonaise et ses environs, aurait pu coûter jusqu’à 12 milliards de francs CFA par mois aux caisses de l’État. Une somme jugée exorbitante par de nombreux observateurs, d’autant qu’elle ne profitait qu’à Libreville, laissant les autres villes du pays dans le noir.

Ces soupçons ont pris une nouvelle tournure le lundi 20 janvier 2025, lorsque la Commission Nationale de Lutte Contre l’Enrichissement Illicite (CNLCEI) avant convoqué l’intéressé. L’institution entend faire la lumière sur l’enrichissement fulgurant dont il aurait bénéficié en quelques mois seulement. De simples rumeurs pour ses partisans, mais de sérieuses accusations pour ses détracteurs, qui dénoncent une dérive contraire aux principes de transparence et de probité qu’il incarnait jusque-là.

« Un homme de chiffres peut masquer la vérité. Mais les faits, eux, finissent toujours par parler », commente un analyste politique, estimant que ce dossier, au-delà de l’individu, met en exergue la question de la gestion des ressources publiques au Gabon.

Alors que la CNLCEI poursuit ses investigations, l’opinion attend désormais des clarifications précises. Mays Mouissi, symbole de la rigueur budgétaire pour certains, pourrait bien devenir l’exemple d’un système où les ambitions personnelles prennent le pas sur l’intérêt collectif.

En attendant l’issue de cette affaire, un constat s’impose : derrière les beaux discours de réforme et de bonne gouvernance, la réalité du pouvoir semble toujours rattraper ceux qui croyaient pouvoir lui échapper.

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