Geoffroy Foumboula appelle à la lucidité face aux « procès des réseaux sociaux »

Libreville – Dans une longue tribune publiée sur ses réseaux sociaux, Geoffroy Foumboula Libeka Makosso, acteur civique et figure de la démocratie participative au Gabon, met en garde contre la multiplication de campagnes de dénonciation visant plusieurs responsables d’établissements publics. Il invite les citoyens à faire preuve de discernement et à privilégier les voies légales plutôt que les condamnations médiatiques.

Selon lui, les récentes accusations visant notamment l’AGASA, l’ANAC, la SGEPP et d’autres structures publiques s’inscrivent dans un schéma désormais récurrent. Sans nier que certains faits puissent être fondés, il estime que « le timing » et la coordination de ces publications interrogent et alimentent le débat sur les véritables motivations de leurs auteurs.

Geoffroy Foumboula rappelle la méthode qu’il dit avoir toujours privilégiée dans son engagement citoyen : collecte des éléments de preuve, saisine des personnes concernées par voie de courrier, dépôt d’une plainte ou d’une requête auprès des autorités compétentes, puis communication publique des conclusions. À l’inverse, il affirme s’être toujours refusé à l’insulte, à la diffamation ou à la publication précipitée de documents non vérifiés sur les réseaux sociaux.

L’acteur civique déplore ce qu’il considère comme une culture de la destruction de l’image d’autrui. Il évoque sa propre expérience, affirmant avoir été la cible de nombreuses campagnes de désinformation avant comme après la Transition. Il cite notamment des accusations selon lesquelles il aurait bénéficié de financements du régime Bongo, reçu des véhicules, construit un immeuble à Akanda ou encore fait l’objet de rumeurs portant atteinte à sa vie privée.

Dans son analyse, Geoffroy Foumboula souligne que des documents administratifs, parfois confidentiels, peuvent être utilisés pour alimenter ces campagnes, avec des conséquences parfois irréversibles sur la réputation des personnes visées. Il met également en garde contre les « effets collatéraux » de ces pratiques, rappelant qu’une réputation détruite sur internet est souvent difficile à reconstruire.

Pour illustrer son propos, il relate un épisode survenu lors de la campagne présidentielle de 2025, où une femme, auparavant victime d’un lynchage numérique, s’était retrouvée face à l’un des activistes ayant contribué à sa mise en cause. Une scène qui, selon lui, illustre les regrets pouvant naître lorsque les accusations publiques se révèlent infondées.

Enfin, Geoffroy Foumboula apporte son soutien au Dr Jean Delors, récemment cité dans les débats sur les réseaux sociaux. Il salue son parcours professionnel et son action à la tête de programmes internationaux, tout en rappelant que seule une enquête sérieuse et des preuves peuvent établir d’éventuelles responsabilités. Il appelle ainsi au respect de l’éthique, de la présomption d’innocence et des procédures judiciaires, face à ce qu’il qualifie de « comptables publics des réseaux sociaux ».

Judex MANFOUMBI





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Assistant Edu Gabon

Judex MANFOUMBI
Judex MANFOUMBI

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