INTERVIEW :Frédéric Nzue Edzang salue le discours sur l’état de la Nation et défend la réforme du prélèvement local

À l’issue du discours sur l’état de la Nation prononcé devant le Parlement réuni en Congrès, le sénateur du département du Haut-Como et conseiller municipal de Medouneu, Frédéric Nzue Edzang, a accordé une interview exclusive au média en ligne Afrique Actualité 241. Au cours de cet entretien, le 2e secrétaire du bureau du Sénat est revenu sur les principaux enseignements de cette adresse du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, tout en mettant un accent particulier sur la question de la décentralisation et du financement des collectivités locales.

Selon l’élu du Haut-Como, la tenue de ce Congrès répond à une exigence constitutionnelle. « Le chef de l’État s’est conformé à une obligation républicaine en présentant l’état de la Nation devant les représentants du peuple. Le Congrès réunit les deux chambres du Parlement, à savoir l’Assemblée nationale et le Sénat. À travers cette rencontre, c’est à l’ensemble des populations gabonaises que le président s’adresse par l’intermédiaire de leurs représentants », a-t-il expliqué.

Pour Frédéric Nzue Edzang, le discours présidentiel a abordé de nombreuses questions majeures concernant l’avenir du pays. Toutefois, il retient particulièrement les mesures destinées à accélérer la mise en œuvre effective de la décentralisation, une réforme attendue depuis plusieurs décennies au Gabon.

« Nous avons été très satisfaits d’entendre le chef de l’État évoquer largement les mécanismes de prélèvement local destinés à donner aux collectivités les moyens de leur autonomie. La décentralisation est attendue depuis longtemps et il est désormais temps de la mettre véritablement en pratique », a-t-il affirmé.

Le sénateur a notamment commenté le dispositif présenté par le président de la République concernant les recettes générées au niveau des marchés et des petits commerces. Selon lui, cette réforme vise à mieux répartir les ressources tout en renforçant la protection sociale des acteurs du secteur informel.

« Le président a pris un exemple simple : lorsqu’une mairie perçoit 10 000 francs de recettes, une partie est conservée par la collectivité tandis qu’une autre est destinée à des organismes comme la CNSS. L’objectif est d’assurer aux commerçants une couverture sociale et, à terme, une retraite. C’est une démarche responsable qui permet aux citoyens de participer eux-mêmes à leur protection sociale », a-t-il souligné.

Pour Frédéric Nzue Edzang, cette contribution des populations au financement des mécanismes de solidarité nationale constitue une avancée importante. « Il ne s’agit pas d’assistanat, mais de participation citoyenne. Chacun contribue selon ses moyens au bien commun. C’est aussi cela la dignité et la refondation de l’État voulues par le président Brice Clotaire Oligui Nguema », a-t-il conclu.

À travers cette prise de parole, le sénateur de Medouneu apporte ainsi son soutien aux réformes engagées par les autorités, qu’il considère comme des leviers essentiels pour renforcer la gouvernance locale et améliorer durablement les conditions de vie des populations gabonaises.

Judex MANFOUMBI





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Assistant Edu Gabon

Judex MANFOUMBI
Judex MANFOUMBI

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