Chômage des jeunes : Pierre Claver Maganga Moussavou appelle à des solutions structurelles et durables

Ancien vice-président de la République gabonaise, ancien ministre d’État et figure historique de la vie politique nationale, Pierre Claver Maganga Moussavou a animé, ce dimanche à Libreville, une conférence de presse consacrée à l’une des problématiques les plus pressantes du pays : le chômage des jeunes. Devant la presse gabonaise, le président du Parti socialiste et démocratique (PSD) a livré une réflexion approfondie, nourrie par son expérience de l’État et par une lecture critique des réalités sociales actuelles.

D’emblée, l’homme d’État a tenu à préciser la posture qui est désormais la sienne. « À mon âge, après avoir servi le pays à de hautes responsabilités, je n’aspire plus qu’à donner des conseils, à proposer des orientations », a-t-il déclaré, soulignant que même si ces propositions ne sont pas toujours prises en compte, elles demeurent essentielles pour éclairer l’action publique. Pour Pierre Claver Maganga Moussavou, ceux qui ont vécu et servi l’État ont le devoir de contribuer à la fécondation des idées afin d’aider le pays à « sortir de l’ornière » et des crises récurrentes.

Au cœur de son intervention, le constat alarmant d’un chômage massif, touchant aussi bien les zones rurales que les centres urbains. Il s’est interrogé sur le paradoxe d’un pays doté d’importantes ressources naturelles, notamment agricoles, mais confronté à une jeunesse désœuvrée.

« Comment comprendre que le Gabon connaisse autant de chômage, alors que l’agriculture, l’élevage et d’autres filières productives restent sous-exploitées ? », a-t-il questionné. Selon lui, l’exode rural incontrôlé, la concentration des jeunes à Libreville et la prolifération des petits métiers de survie sont les symptômes d’un malaise plus profond.
L’ancien vice-président a également alerté sur les dérives sociales liées à cette précarité : délinquance, criminalité, prostitution, perte de repères et désagrégation des valeurs. Pour y remédier, il plaide pour une approche globale, fondée sur l’éducation, la formation professionnelle et la valorisation du travail.

Il a notamment insisté sur la nécessité de redonner toute sa place au sport dans le système éducatif, en lien étroit avec l’éducation nationale. « Former l’esprit sans former le corps est une erreur », a-t-il estimé, appelant à la réhabilitation des aires de jeux dans les quartiers et à la relance du sport scolaire et universitaire comme outil d’encadrement et de cohésion sociale.

Par ailleurs, Pierre Claver Maganga Moussavou a salué la décision du chef de l’État Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA d’instaurer un service militaire obligatoire.

À ses yeux, cette mesure, si elle est mise en œuvre rapidement, pourrait jouer un rôle déterminant dans la transmission des valeurs fondamentales : discipline, effort, courage, esprit d’initiative et sens de l’intérêt général. « Il ne s’agit pas de former des combattants, mais des citoyens », a-t-il précisé, se disant prêt, fort de son expérience, à contribuer à la gestion d’un tel dispositif.

En conclusion, l’ancien Vice-Président a exhorté les décideurs à « poser les vrais problèmes pour trouver de vraies solutions, durables et adaptées », rappelant que l’avenir du Gabon passe nécessairement par l’insertion productive et responsable de sa jeunesse.

 

Judex MANFOUMBI



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