Le Parti National pour le Travail et le Progrès (PNTP), dirigé par Jean Rémi Yama, a tenu ce lundi 22 décembre 2025 à Libreville une conférence de presse d’envergure, à la fois bilan politique et rentrée officielle, près d’un an après sa création le 25 janvier 2025. Face aux médias nationaux, le président du PNTP a livré une analyse particulièrement sévère de la Transition gabonaise et du paysage politique issu des élections générales de 2025, dénonçant sans détour ce qu’il qualifie de dérive autoritaire et de grave recul démocratique.
Dès l’ouverture des échanges, les responsables du PNTP ont expliqué le silence médiatique observé ces derniers mois par une phase d’introspection stratégique. Une période jugée indispensable pour évaluer la trajectoire du pays et redéfinir le positionnement du parti dans un contexte national devenu, selon eux, alarmant. Pour le PNTP, l’espoir né des événements du 30 août 2023 s’est progressivement mué en profonde désillusion. L’enthousiasme populaire aurait laissé place à des pratiques contraires aux idéaux de rupture, marquées par des atteintes répétées à l’État de droit et aux libertés politiques.
Au cœur de la charge du PNTP figure la conduite de la Transition, notamment sur le terrain électoral. Jean Rémi Yama a dénoncé avec vigueur des « bannissements arbitraires » de candidatures jugées dérangeantes. Il a cité son exclusion de l’élection présidentielle d’avril 2025, ainsi que celle des législatives et locales, qu’il considère comme une manœuvre politique délibérée. Pour le PNTP, cette stratégie aurait eu pour objectif de décourager les électeurs, d’encourager l’abstention et de créer un terrain favorable à des résultats électoraux dépourvus de toute crédibilité démocratique.
Le tableau dressé par le parti est tout aussi sombre concernant les institutions issues de ces scrutins. Le PNTP s’inquiète d’un Parlement entièrement dominé par la majorité présidentielle, qu’il assimile à un retour de fait au monopartisme. Une configuration jugée dangereuse pour l’équilibre institutionnel et perçue comme un sérieux recul historique pour la démocratie gabonaise.
Sur le plan socio-économique, le PNTP a vivement critiqué la taxe d’habitation, qualifiée d’injuste et socialement brutale. Son indexation sur les factures d’électricité est dénoncée comme une mesure qui pénalise les ménages modestes, tout en épargnant les grands propriétaires fonciers. Une politique fiscale jugée appauvrissante et déconnectée des réalités sociales.
Face à ce qu’il décrit comme une « vaste tromperie nationale », le PNTP a officiellement annoncé son ancrage assumé dans l’opposition. Le parti appelle à une révision profonde de la Constitution, à une refonte intégrale du Code électoral et à l’abandon des politiques d’austérité qu’il estime antisociales. Le message est sans ambiguïté : le PNTP entend s’imposer comme une force de résistance politique, déterminée à défendre l’État de droit et les intérêts des populations les plus vulnérables.
Judex MANFOUMBI
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