Libreville, le 1er août 2025 – La tension est montée d’un cran dans le sixième arrondissement de la capitale après la suspension, par la Caisse Nationale d’Assurance Maladie et de Garantie Sociale (CNAMGS), d’une opération d’immatriculation ciblée destinée aux Gabonais économiquement faibles (GEF). À l’initiative de cette action, Henriette Ntsame Ovono, figure communautaire influente du secteur, n’a pas tardé à dénoncer publiquement la décision de l’organisme.

Prévue pour démarrer le 28 juillet, l’opération devait permettre à plusieurs familles vulnérables du quartier d’obtenir enfin leur immatriculation auprès de la CNAMGS, sésame indispensable à l’accès aux soins et à la protection sociale. Mme Ntsame Ovono a affirmé avoir obtenu toutes les autorisations requises de la part de l’organisme. Or, à la dernière minute, la CNAMGS a décidé de suspendre l’opération, évoquant une prétendue initiative de masse non encadrée, ce que la responsable locale qualifie de « communication mensongère ».
« Il ne s’agit pas d’un mouvement national, mais d’une opération ciblée, à portée locale, pour répondre à une urgence sociale », a martelé Mme Ntsame Ovono lors d’une déclaration à la presse. Elle a également lancé un appel solennel au Président de la République afin qu’il intervienne personnellement pour lever la suspension et permettre la reprise de l’activité, rappelant que l’accès aux soins est un droit fondamental, notamment pour les plus démunis.

Dans un élan de solidarité face à cette suspension, Henriette Ntsame Ovono a annoncé la mise en place d’une campagne de circoncision gratuite en août 2025 pour les enfants issus de familles économiquement faibles de son arrondissement. Cette initiative, selon elle, vise à pallier les carences en matière de santé publique, tout en maintenant une dynamique d’action sociale dans les quartiers les plus vulnérables de Libreville.
Une affaire à suivre de près.

